Le cyclamen de Naples,

une petite plante des garrigues …

D’abord,

vous ne verrez que des tortillons qui sortent de terre …

Si vous écartez délicatement

les feuilles mortes qui les recouvrent,

vous distinguerez un tubercule presque noir,

ayant la forme d’une pomme de terre un peu aplatie.

Ces tortillons protègent un petit bouton de fleur …

En garrigue, cette fleur pousse, à l’ombre,

sous les mattes de chênes verts

où il forme de véritables tapis roses

Les feuilles apparaissent

quand les fleurs commencent à faner …

Elles ressemblent vaguement aux feuilles du lierre …

d’où son nom de Cyclamen à feuilles de lierre.

Cyclamen de Naples

(Cyclamen neapolitanum)

ou

Cyclamen à feuilles de lierre

(Cyclamen hederifolium)

Il est originaire du pourtour méditerranéen :

France ( Sud de la France et Corse), Sicile, Sardaigne,

îles grecques, Turquie …

Devinette … la réponse !

Souvenez-vous !

Personne n’a trouvé !!!

Seules, deux personnes ont tenté leur chance …

Sans résultat !

Pourtant, Marie-Claude n’était pas loin,

avec son histoire de crotte …

***

Des crottes, oui !

mais pourquoi ces petits saucissons blancs ?

Explications !

Chez les mammifères, on distingue plusieurs systèmes vitaux :

-le système intestinal

-le système urinaire

-le système génital

Chaque système a ses “voies de circulation” et son “orifice d’évacuation” …

Chez certains animaux comme les oiseaux, les reptiles …

il y a un seul orifice d’entrée (accouplement)

et de sortie (fèces, urine, oeufs)

C’est le cloaque !

Dans le cas des reptiles ,

comme ceux que l’on trouve en garrigue, bien sûr !

Serpents, Lézards, Tarentes … la partie noire des crottes correspond aux matières fécales, et la partie blanche à l’urine solidifiée …

Pour aller plus loin, il faut étudier les crottes en question …

D’abord, les mettre dans une coupelle d’eau, et les désintégrer avec une pince de laboratoire.

Ensuite les placer sous une loupe binoculaire

Pas de poils, pas d’os, pas de plumes …

Que des carapaces d’insectes, des pattes d’araignées,

des morceaux de perce-oreilles …

On peut éliminer les serpents et les lézards …

Voici la coupable !!!

Tarente de Maurétanie

(Tarentola mauritanica)

Ne la chassez pas, elle vous débarrassera des moustiques !

Elle peut se balader partout, même au plafond …

grâce à ses doigts couverts de lamelles adhésives…

Savez-vous que les ingénieurs n’ont rien inventé ???

Ils ont largement copié ce système

pour inventer les pneus-neige ???

L’aigle de Bonelli : rapace protégé .

Dans nos garrigues ( les Garrigues Basses de Lédenon), nous observons souvent des rapaces : Buse variable, Faucon crécerelle, Busard cendré, Milan noir, Milan royal, Circaète Jean-le-Blanc, et quelques rapaces nocturnes, que nous entendons mais que nous n’avons jamais pu prendre en photo …

La semaine dernière, nous avons vu ça !!!

(Je vous dis tout de suite, que les photos ne sont pas au top,

car très agrandies !!!)

Renseignements pris auprès de spécialistes,

il s’agit d’Aigles de Bonelli.

Le plus clair à ventre blanc étant un adulte,

et celui à ventre roux, un juvénile.

Nous savions que certains venaient chasser au-dessus des Garrigues Basses de Lédenon, mais nous n’en avions jamais vus de façon sûre.

Aigle de Bonelli (Aquila fasciata)

C’est une espèce menacée, qui niche autour de la Méditerranée, la France étant sa limite Nord de reproduction.

On le trouve en Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Languedoc-Roussillon.

Il niche dans des escarpements rocheux (chez nous, dans les Gorges du Gardon), mais vient chasser en garrigue, où il trouve facilement, lapins, perdrix rouges , pigeons ramiers …

Actuellement, cette espèce bénéficie d’un troisième

“Plan National d’Actions” :

– Bagage des poussins,

– Surveillance des habitats,

-Limitation des dérangements des nids, (promenades, escalades, photos …)

-Limitation des modifications des paysages ( éoliennes, centrales solaires, défrichements …)

-Coordination de sa protection à l’échelle internationale

***

Espérons que ça marche !!!

Et que l’on puisse encore voir ce magnifique oiseau,

dans le ciel du Midi …

Un site à conserver, à consulter tous les matins !!!

C’est, LE site officiel à consulter avant toute activité,

pour faire face au risque incendie dans le Gard :

 https://www.risque-prevention-incendie.fr/gard/

Il est actualisé tous les jours jusqu’au 15 septembre.

Un arrêté préfectoral définit ce qui est interdit en fonction du classement risque de la journée.

Dans l’Hérault on envisage l’interdiction de circuler dans certaines zones à risque. 

Les Bouches du Rhône appliquent cette mesure depuis plusieurs années. 

Dans le Gard cette mesure est laissée le plus souvent,

à l’appréciation des autorités locales

(exemple la zone rouge à Bezouce).

Ci-dessus : exemple pour la journée du 11 Juillet 2020

Naissances …

En nous promenant dans notre garrigue,

nous avons trouvé un nid, à environ 40 cm du sol, dans les broussailles, bien tapissé d’herbes sèches.

A l’intérieur : 3 oeufs, d’un gris légèrement bleuté, très pâle, taché de marques brunes plus importantes vers le bas …

A qui appartenaient ces oeufs ???

Pour le savoir, il fallait observer la venue de la femelle …

Observer de loin, faire des photos, avec un gros télé, sans faire de bruit, de peur de déranger la maman, qui pourrait alors abandonner sa couvée.

C’était le 14 Juin !

JF y est allé plusieurs fois, avec son appareil photo,

mais pas de changement apparent … Et puis, un jour …

Les bébés étaient nés : peau nue sans aucun duvet …

C’était le 27 Juin

Le lendemain, la maman était là !

En voyant son oeil cerclé de rouge brique,

j’ai su tout de suite que c’était elle, c’était sûr !

La Fauvette mélanocéphale !

Elle, qu’on avait vue tout l’hiver venir à la mangeoire.

Quelques jours après, les bébés avaient bien grossi et étaient couverts de petites plumes.

C’était le 5 Juillet …

Trois jours après, quand nous sommes retournés voir le nid …

Il était vide !!!

Bonne chance, les petits !!!

***

Voilà un montage de deux photos faites cet hiver .

C’est un mâle.

Corps gris, tête recouverte d’une calotte noire, gorge blanche.

La femelle est plus claire, dans des tons de brun.

Sa calotte est grise .

Mais toujours, aussi bien chez le mâle que chez la femelle, l’oeil cerclé de rouille.

Fauvette mélanocéphale

(Sylvia melanocephala)

Capture d’écran tirée du site

https://www.oiseaux.net

que je vous invite à utiliser .

Vous saurez tout sur les oiseaux, et même, vous pourrez écouter leur chant.

A bientôt !!!

Jour N°29

Aujourd’hui, juste une photo !

Un papillon que j’adore tant il est majestueux .

Il ne vole pas, il plane …

Dans nos garrigues

on peut l’observer de début Avril à fin Septembre,

en deux générations, quelquefois trois .

Sa chrysalide a passé l’hiver

sur un rameau de prunellier (Prunus spinosa),

ou d’aubépine (Crataegus monogyna),

et le voilà, il vient de sortir.

Le temps de trouver un partenaire,

de pondre,

(toujours sous les feuilles de prunellier ou d’aubépine),

de laisser grignoter ses chenilles,

jusqu’à ce qu’elles se mettent en chrysalide …

Et hop le papillon de la deuxième génération est né.

Le deuxième cycle peut commencer,

jusqu’à la formation de la chrysalide …

Et tout va recommencer !

Le Flambé

(Ophiclides podalirius)

A demain …

Jour N°28

Aujourd’hui, une petite plante …

Petite, même très petite … minuscule …

Quand vous vous promenez en garrigue,

vous pouvez y marcher dessus,

la piétiner …

sans la voir.

Il faudra un incident fortuit,

un bouchon d’objectif qui tombe

ou un lacet défait pour enfin la remarquer …

Toute la plante (tige, feuilles, calices) est recouverte de poils qui s’accrochent tout de suite à vos chaussettes, vos doigts …

Seule la corolle n’est pas poilue.

Ses petits fleurs bleues sont minuscules (1 à 2 mm de diamètre),

et rappellent la fleur du myosotis …gagné !!!

Myosotis hérissé

(Myosotis ramosissima subsp ramosissima)

A demain …

Jour N°21

Un invité pas très agréable …

Ce coléoptère est un insecte qui s’attaque aux vergers d’arbres fruitiers à noyaux : amandiers, pêchers, abricotiers et … oliviers.

C’est là, dans notre olivette que nous l’avons trouvé.

Si l’insecte par lui-même fait juste quelques dégâts sur les rameaux et sur les feuilles, les larves qui s’attaquent aux racines, causent des dommages importants qui peuvent provoquer la mort de l’arbre.

Les adultes sortent au printemps. Chaque femelle pond une centaine d’oeufs, au sol, autour du pied de l’arbre. Au bout d’une dizaine de jours, les larves vont s’enfoncer dans le sol et s’installent dans les racines de l’arbre.

Elles vont s’en nourrir pendant deux ans …

Il n’existe aucun produit chimique pour détruire les larves …

Chaque larve mesure, alors, 6 à 7 cm.

L’heure de la sortie a sonné !

Elles creusent une loge dans l’écorce de l’arbre …

Au bout d’un mois, un nouvel insecte en sortira …

Elytres noires très dures, tête massive recouverte d’une pruine grisâtre,

2,5 cm de désagrément …

Capnode du pêcher

(Capnodis tenebrionis)

A noter que nous avions déjà,

un autre insecte de la même famille :

Capnode de l’oseille

(Capnodis tenebricosa)

A demain …

Jour N°20

Surprise !

Ma première de l’année …

Trouvée cet après midi, aux Garrigues Basses de Lèdenon .

Quelle est donc cette petite fleur ?

Vous avez trouvé ???

Ophrys jaune

(Ophrys lutea)

Plus de 20 dans cette petite station que l’on connaît depuis longtemps …

Elle est toute belle, non !

A demain