Ils sont revenus !!!

Fidèles au rendez-vous,

ils sont là, comme chaque année, au mois de Mars :

Circaetus gallicus… les Circaètes Jean-le-Blanc !

Le Circaète Jean-le-Blanc est un magnifique rapace qui vient, chaque année, se reproduire dans le Sud de la France . Dans le département du Gard, « l’enquête (Bourriez 2016) permet de situer la population du département entre 160 et 200 couples, environ 6% de la population nationale » (Atlas des oiseaux du Gard-COGard 2019)

Il est assez facile à reconnaître avec son corps blanc strié de marron foncé, sa tête presque noire … et sa façon de tourner en rond au-dessus des garrigues.

Les garrigues ?

Il y cherche , à la fois des zones boisées claires à chênes verts et pins d’Alep, pour y construire son nid , et des zones herbeuses peuplées de reptiles ( couleuvre de Montpellier et autres) qui sont sa nourriture favorite .

La ponte (un seul oeuf par couple) a lieu en Avril.

La migration vers l’Afrique débutera en Septembre …

Le Circaète Jean-le-Blanc est un animal protégé. Il ne doit pas être dérangé pendant la période de nidification …

Il souffre aussi de la destruction de son habitat.

Mon bruit du jour !!!

le bourdonnement …

Si on se fie à la définition du Petit Larousse, on trouve :

« bruit que font certains insectes en battant des ailes … »

Ce mot s’applique aussi à d’autres choses comme « le bourdonnement d’un moteur » ou « le bourdonnement d’oreilles »

En ce moment, cela bourdonne partout en garrigue … abeilles, guêpes, frelons, bourdons …

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler du Bourdon terrestre (Bombus terrestris)

Chez moi, c’est facile : je choisis une belle touffe de romarins en fleur, j’attends qu’elle soit bien ensoleillée , j’écoute et je regarde …

Pour reconnaître un bourdon, (comme ça, à vue d’oeil) il faut compter les tranches de couleurs. Le Bourdon terrestre a un collier et le 2ème segment abdominal d’un beau jaune orangé. L’extrémité de son abdomen est blanche ce qui lui a donné le nom familier de « Cul-blanc ».

Pour une identification plus scientifique les spécialistes iront jusqu’à l’observation microscopique.

***

Le voici sur d’autres fleurs de garrigue.

A ne pas confondre avec l’Abeille charpentière ( Xylocopa violacea) qui, elle, est complètement noire, avec des ailes noires irisées de violet.

***

Voici une planche diffusée par l’Observatoire des bourdons, pour nous aider à les reconnaître…

Vous pouvez aussi participer à l’Observatoire de la biodiversité des jardins, organisé par le Museum National d’Histoire Naturelle, Vigie Nature et Noé Conservation. C’est un geste simple, vous n’êtes pas obligés de vous manifester toutes les semaines, et vous pouvez choisir d’observer d’autres espèces : les papillons, les escargots, signaler la présence des vers luisants, des hérissons …

Une fois inscrits sur internet, vous trouverez des fiches de comptages toutes prêtes, où il vous suffira d’indiquer le nombre d’espèces vues …

Voilà celle des bourdons .

EPSON MFP image

Et celles des papillons …

A vos observations !!!

Ma photo du jour !!!

Je vous en ai déjà parlé, il y a longtemps …

mais cette plante est tellement rare et (même) un peu capricieuse …

Dans mon terrain, aux Garrigues Basses de Lédenon, elle est présente dans deux zones distinctes. Même en la surveillant, et en la protégeant, je ne la vois pas fleurir tous les ans.

Voilà l’Iris des serpents ou Iris tubéreux

(Iris tuberosa ou Hermodactylus tuberosus).

Même si les sépales sont d’un beau violet noir velouté, la couleur générale de la fleur, est verdâtre. Ses feuilles, très longues et très fines à section carrée, sont au moins deux fois plus longues que la tige fleurie.

En France, on la trouve surtout dans la région méditerranéenne.

C’est une espèce protégée, sur le plan national !!!

Si vous la voyez, surtout ne la cueillez pas !!!

Les grues cendrées remontent vers le Nord …

Bientôt le printemps ?

Depuis une dizaine de jours, nous observons des vols de grues cendrées qui volent vers le Nord , par petits groupes d’une vingtaine d’individus, ou plus nombreux, comme hier où nous en avons compté 47 au-dessus des Garrigues Basses de Lédenon.

A bientôt …

La pluie, ça suffit !!!

Je sais que nous en avons besoin, mais trop, c’est trop …

Ce matin, plus de pluie, un beau soleil … Et une petite balade dans la garrigue.

Connaissez-vous la globulaire alypum ?

C’est un arbrisseau des garrigues, toujours le premier à fleurir .

J’adore ce bleu profond, presque « bleu de Prusse » …

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Globularia Alypum

Sous-arbrisseau de 30 à 40 cm, très rameux, en buisson ordinairement dressé . Feuilles coriaces, persistantes, oblongues ou obovales, entières, mucronées, uninervées. Fleurs d’un beau bleu, odorantes, terminales, larges de 15 à 20 mm.

Lieux secs et rocailleux du Midi, garrigues : Languedoc, Provence, Corse .

Floraison : hiver et printemps

(Extrait de la Flore de Coste-tome 3)

Janvier, Février …

Ce n’est pas vraiment la période des papillons … Et pourtant !

Regardez ce que j’ai trouvé, cette semaine, posé sur une pierre, en Garrigues Basses de Lédenon !

Malheureusement, ce papillon était mort, ce qui explique qu’il tienne avec des épingles …

« La Grande Tortue »,

c’est son nom,

ou si vous préférez

Nymphalis polychloros

qui est son nom scientifique .

C’est un beau papillon de plus de 6 cm d’envergure qui vole en été, chez nous et qui, après quelques mois de léthargie, réapparaît pour se reproduire en Février/ Mars. Les oeufs sont pondus en manchon autour des rameaux de leurs arbres préférés : Prunus spinosa, (le prunellier des Garrigues), Prunus mahaleb (Bois de Sainte Lucie) ou sur les arbres fruitiers : abricotiers, cerisiers, pruniers …

A ne pas confondre avec un autre papillon de la même famille :

« La Petite Tortue »

Aglais urticae

photographiée, au mois de juin dernier,

toujours aux Garrigues Basses de Lédenon,

sur une touffe de scabieuses.

D’abord, fermée, puis entr’ouverte, et enfin bien épanouie pour nous laisser admirer ses belles couleurs vives.

Plus petite que la Grande Tortue (3 à 4 cm d’envergure), mais tellement plus colorée …

La Petite Tortue apparaît dans le Midi en Mai/Juin.

La ponte se fait au revers des feuilles d’orties (Urtica dioica)

Les petites chenilles (qui naissent pendant l’été ) resteront en groupe, dans des petits nids de soie, et deviendront indépendantes au bout d’environ un mois.

Elles se nourrissent exclusivement de feuilles d’orties.

***

Sur vos agendas …

Comptage des oiseaux des jardins …

Samedi 25 et Dimanche 26 Janvier

la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux)

a besoin de nous !

Oh ! Ce n’est pas très difficile,

juste une heure d’observation dans votre jardin

celui du voisin, un jardin public,

ou encore un coin de nature …

Il suffit de compter les oiseaux !

Bien sûr, pour cela la LPO vous aide …

Voici son site :

https://www.oiseauxdesjardins.fr

Sur le côté, à gauche, vous avez accès aux fiches espèces

Exemple : celle du chardonneret

Et ainsi, pour toutes les espèces .

***

Une fois votre comptage terminé, vous devrez remplir les deux fiches récapitulatives :

Ne vous attendez pas à voir tous les oiseaux

mentionnés sur ces fiches …

Un oiseau absent est aussi une indication précieuse !

Et voilà !!!

Bonnes observations…

en espérant une bonne météo …

Fakarava : la passe sud …

Vous avez certainement entendu parler du film de Laurent Ballesta : 700 requins dans la nuit …

Ce film a été tourné, sur l’atoll de Fakarava …

Nous y sommes !!!

Oh, ne vous attendez pas à voir 700 requins d’un coup !

Si les images du film sont réelles, le film est un montage de plusieurs plongées, étalées sur plusieurs années .

Mais en une seule plongée, vous en verrez une bonne centaine, ce qui est déjà impressionnant …

***

De la pension Raimiti à la passe Sud, 20 mn de bateau suffisent, le tout sous la direction de Nico, responsable du club de plongée « Enata », installé dans la pension.

Une fois tous équipés, tout le monde à l’eau !

A 30 m de fond, tout est bleu …

Nous arrivons au bord de la passe …

Pas un seul requin ???

Patience, ils arrivent …

Une bonne centaine de requins : dos gris, ventre blanc, queue marquée d’une large bande gris foncé, pas de doute, ce sont des requins gris du récif.

Ils aiment les zones où il y a du courant, où ils vivent en groupe.

Poissons, crabes, calmars … Ils adorent …

2,50 environ, très rapides, ils adorent les mérous …

Changement de décor !!!

Nico emmène toute l’équipe dans « la grotte » …

C’est parfait ! à l’abri dans la grotte, nous regardons passer les groupes de requins … Tranquilles !!!

C’est l’heure de partir …

Sur le chemin du retour : des requins, encore et encore !!!

Fakarava, c’est fini !

Demain nous serons à Papeete …