La pluie, ça suffit !!!

Je sais que nous en avons besoin, mais trop, c’est trop …

Ce matin, plus de pluie, un beau soleil … Et une petite balade dans la garrigue.

Connaissez-vous la globulaire alypum ?

C’est un arbrisseau des garrigues, toujours le premier à fleurir .

J’adore ce bleu profond, presque « bleu de Prusse » …

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Globularia Alypum

Sous-arbrisseau de 30 à 40 cm, très rameux, en buisson ordinairement dressé . Feuilles coriaces, persistantes, oblongues ou obovales, entières, mucronées, uninervées. Fleurs d’un beau bleu, odorantes, terminales, larges de 15 à 20 mm.

Lieux secs et rocailleux du Midi, garrigues : Languedoc, Provence, Corse .

Floraison : hiver et printemps

(Extrait de la Flore de Coste-tome 3)

Janvier, Février …

Ce n’est pas vraiment la période des papillons … Et pourtant !

Regardez ce que j’ai trouvé, cette semaine, posé sur une pierre, en Garrigues Basses de Lédenon !

Malheureusement, ce papillon était mort, ce qui explique qu’il tienne avec des épingles …

« La Grande Tortue »,

c’est son nom,

ou si vous préférez

Nymphalis polychloros

qui est son nom scientifique .

C’est un beau papillon de plus de 6 cm d’envergure qui vole en été, chez nous et qui, après quelques mois de léthargie, réapparaît pour se reproduire en Février/ Mars. Les oeufs sont pondus en manchon autour des rameaux de leurs arbres préférés : Prunus spinosa, (le prunellier des Garrigues), Prunus mahaleb (Bois de Sainte Lucie) ou sur les arbres fruitiers : abricotiers, cerisiers, pruniers …

A ne pas confondre avec un autre papillon de la même famille :

« La Petite Tortue »

Aglais urticae

photographiée, au mois de juin dernier,

toujours aux Garrigues Basses de Lédenon,

sur une touffe de scabieuses.

D’abord, fermée, puis entr’ouverte, et enfin bien épanouie pour nous laisser admirer ses belles couleurs vives.

Plus petite que la Grande Tortue (3 à 4 cm d’envergure), mais tellement plus colorée …

La Petite Tortue apparaît dans le Midi en Mai/Juin.

La ponte se fait au revers des feuilles d’orties (Urtica dioica)

Les petites chenilles (qui naissent pendant l’été ) resteront en groupe, dans des petits nids de soie, et deviendront indépendantes au bout d’environ un mois.

Elles se nourrissent exclusivement de feuilles d’orties.

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Sur vos agendas …

Comptage des oiseaux des jardins …

Samedi 25 et Dimanche 26 Janvier

la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux)

a besoin de nous !

Oh ! Ce n’est pas très difficile,

juste une heure d’observation dans votre jardin

celui du voisin, un jardin public,

ou encore un coin de nature …

Il suffit de compter les oiseaux !

Bien sûr, pour cela la LPO vous aide …

Voici son site :

https://www.oiseauxdesjardins.fr

Sur le côté, à gauche, vous avez accès aux fiches espèces

Exemple : celle du chardonneret

Et ainsi, pour toutes les espèces .

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Une fois votre comptage terminé, vous devrez remplir les deux fiches récapitulatives :

Ne vous attendez pas à voir tous les oiseaux

mentionnés sur ces fiches …

Un oiseau absent est aussi une indication précieuse !

Et voilà !!!

Bonnes observations…

en espérant une bonne météo …

Fakarava : la passe sud …

Vous avez certainement entendu parler du film de Laurent Ballesta : 700 requins dans la nuit …

Ce film a été tourné, sur l’atoll de Fakarava …

Nous y sommes !!!

Oh, ne vous attendez pas à voir 700 requins d’un coup !

Si les images du film sont réelles, le film est un montage de plusieurs plongées, étalées sur plusieurs années .

Mais en une seule plongée, vous en verrez une bonne centaine, ce qui est déjà impressionnant …

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De la pension Raimiti à la passe Sud, 20 mn de bateau suffisent, le tout sous la direction de Nico, responsable du club de plongée « Enata », installé dans la pension.

Une fois tous équipés, tout le monde à l’eau !

A 30 m de fond, tout est bleu …

Nous arrivons au bord de la passe …

Pas un seul requin ???

Patience, ils arrivent …

Une bonne centaine de requins : dos gris, ventre blanc, queue marquée d’une large bande gris foncé, pas de doute, ce sont des requins gris du récif.

Ils aiment les zones où il y a du courant, où ils vivent en groupe.

Poissons, crabes, calmars … Ils adorent …

2,50 environ, très rapides, ils adorent les mérous …

Changement de décor !!!

Nico emmène toute l’équipe dans « la grotte » …

C’est parfait ! à l’abri dans la grotte, nous regardons passer les groupes de requins … Tranquilles !!!

C’est l’heure de partir …

Sur le chemin du retour : des requins, encore et encore !!!

Fakarava, c’est fini !

Demain nous serons à Papeete …

A la recherche du Psammodrome d’Edwards

Mais qu’est ce que c’est ?

Et pourquoi le chercher avec tant d’insistance ?

C’est sa rareté qui le rend si précieux … et si recherché !

Oh, pas pour l’attraper, le vendre à des collectionneurs …

Non! juste pour être sûr qu’il est toujours là, et faire quelques photos !

D’abord, il faut savoir ce que l’on cherche et où le chercher …

Ce petit lézard vit surtout en Espagne (on l’appelle aussi psammodrome d’Espagne) et dans la région méditerranéenne. Il affectionne les zones arides caillouteuses (comme la Crau), nos garrigues sèches à thym, romarins, cistes … et les pelouses à brachypode rameux.

Un ami nous l’avait signalé il y a longtemps, mais nous ne l’avions jamais vu.

Il est là, vous le voyez ???

Non ? Et là dans le cercle rouge ?

Heureusement que JF a fait des agrandissements …

C’est une espèce protégée à l’échelon international (Convention de Berne) et national

Pour info, et pour comprendre les catégories …

D’amour et d’eau fraîche …

… d’eau fraîche, même très fraîche !

Hier, sous une pluie battante … Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre …

Ils sont arrivés vers 9h00 du matin …

Et ils sont restés là, sur cet arbre mort, jusqu’à 14h30 …

Et , quand la pluie s’est arrêtée, ils se sont envolés …

Chacun de son côté …

Patience, ils se retrouveront sûrement …

Encore une graine …

Coeur de la mer (Entada Gigas) provient d’une énorme gousse.

De la famille des Fabacées ( comme les haricots, pois chiches, fèves … ), ces gousses poussent sur une liane, dans les forêts tropicales humides, souvent en bordure de rivière ou dans les mangroves. Elles peuvent mesurer jusqu’à 2 mètres de long et renfermer une douzaine de graines.

On les trouve surtout en Amérique Centrale (Belize, Panama …) Mais aussi aux Antilles (Martinique, Guadeloupe, Cuba, République Dominicaine …)

La gousse, une fois sèche s’effrite et les graines tombent au sol, souvent emportées par le courant des rivières ou de la mer … Ces graines ont une grande aptitude à flotter, et on les retrouve sur toutes les plages, des environs bien sûr, mais aussi, grâce aux courants, de l’autre côté de l’Océan jusqu’en Europe du Nord …(de la Norvège à la Bretagne )

Les graines d’Entada gigas, inconnues des Européens, ont été « cataloguées » comme porte-bonheur … On les cachait sous les matelas, on les portait autour du cou ou on les gardait soigneusement dans la poche … On pensait ainsi éloigner les mauvais esprits …


De nos jours, elles servent à faire des colliers en mélange avec d’autres graines, ou en porte-clés comme la photo ci-dessous.


La plus grosse graine du monde !!!

Son premier nom lui fut donné en 1563 par un botaniste portugais, en reconnaissance dans l’Océan Indien, qui la nomma « Coco des Maldives ».

D’autres navigateurs en trouvèrent sur toutes les plages de l’Océan Indien … Tous pensaient que cette graine « bizarre » était produite par une plante vivant aux fonds des mers …

Ce n’est qu’en 1768, que Marion Dufresne, corsaire originaire de Saint-Malo, découvre que ce « coco de mer » pousse sur l’île de Praslin, dans l’archipel des Seychelles… Bien loin des Maldives.

Quelques années après, le botaniste Pierre Sonnerat parti dans l’Océan Indien, à la recherche des épices (très prisées à cette époque), fait escale à Praslin, où il découvre, lui aussi, le coco de mer, et dont il fera, à son retour en 1773, une description précise.

En 1791, le professeur Gmelin, alors qu’il supervise la classification de Linné, ajoutera le « coco de mer » sous le nom latin de « Cocos maldioica »

Mais le nom latin qu’il porte aujourd’hui, lui a été donné par le botaniste Philibert Commerson qui accompagnait Bougainville dans son voyage autour du monde ( 1771/1772) .

Le genre « Lodoicea« choisi, évoque Laodice, la plus belle fille de Priam, roi mythique de la guerre de Troie ( Pourquoi ???) suivi de « callipyge » du grec : qui a de belles fesses ( là on comprend !)

En 1807, Cocos maldioica devient Lodoicea maldivica, qui est toujours son nom aujourd’hui !

Dans le langage courant, on l’appelle le Coco-Fesses, graine du fruit du Cocotier de mer

Vous aurez remarqué que tous ces renseignements et changements de noms ne sont pas classés par ordre chronologique …

C’est qu’en ces temps-là, les moyens de communication étaient très lents ( voire inexistants) et que chaque chercheur travaillait dans son coin, et ne donnait ses résultats qu’à son retour en France …

A cette époque, il n’y avait pas internet, encore moins Facebook, qui aurait permis d’avertir le monde entier en un clic …

Le coco-fesses aujourd’hui !

C’est l’emblème des Seychelles,

Il est présent sur les pièces de monnaie et sur certains billets,

C’est un coco-fesses qu’on tamponne sur votre passeport quand vous rentrez dans le pays.

A ce sujet, je vais vous raconter une petite histoire …

Le Coco-fesses a disparu quelques années du tampon des passeports. Motif : l’émir d’ Abu Dhabi, président des Emirats Arabes Unis, voulant investir aux Seychelles, a demandé sa suppression, le trouvant « sexuellement choquant » !!! Ce qui fut fait pendant quelques années … avant d’être remis rapidement …

C’est aujourd’hui, une espèce protégée ( trop de touristes en ramenaient chez eux en souvenir). Seulement 300 graines par an sont récoltées.

C’est la plus grosse graine du monde 25 à 30 kg en moyenne mais qui peut peser jusqu’à 45 Kg !!!

Chanteur et navigateur, Antoine pose devant une très grosse graine de coco-fesses

Par comparaison, un sachet de pétunias acheté en jardinerie pèse 0,15 grammes et contient 1500 graines …

Après quelques arbres peu ordinaires … Quelques graines …

Qu’est-ce qu’une graine ?

Pour faire simple, la graine est souvent le noyau d’un fruit :

  • fruits comestibles : cerises, pêches, abricots …
  • fruits de plantes décoratives du jardin …
  • céréales

La graine, c’est surtout la partie de la plante qui contient l’embryon, acteur de sa reproduction. Le reste (la chair) sert alors de réserve permettant ainsi son développement et la production d’une nouvelle plante …

La graine est donc une garantie perpétuelle de vie

De tous temps et dans tous les pays du monde, les hommes ont ressemé leurs graines, les ont échangées entre eux, de façon gratuite

Je ne vais pas rentrer dans la polémique, ce n’est pas le rôle de ce blog.

Mais il faut savoir que de grands groupes veulent interdire « ces petits échanges entre amis » gratuits, cherchant à avoir le monopole de la production (et de la vente) de graines …

Un peu pour lutter contre ce système et surtout pour conserver un grand échantillonnage de végétaux, une réserve mondiale de graines  » le Svalbard », (du nom de l’île norvégienne où elle se situe) a été créée. Cette banque mondiale, creusée à 120 m de profondeur, est destinée à conserver, dans ce lieu sécurisé, les graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver une certaine biodiversité végétale contre les catastrophes naturelles, les guerres …

Ses stocks sont renouvelés fréquemment, selon la longévité des graines.

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler des graines comestibles, que l’on mange chez nous juste séchées : noix, amandes, noix de cajou, pignons de pins … ni de celles que l’on fait griller, comme les châtaignes qui agrémentent les soirées d’hiver … ni de celles qui nous servent à faire des boissons (grains de café torréfiés) … ni de celles qu’on doit faire cuire qu’on appelle les légumes secs (haricots, lentilles, pois chiches) …

Je ne vous parlerais non plus, de toutes celles que l’on utilise déjà transformées ( farines de blé, de seigle, d’orge, d’avoine, d’épeautre, de sarrasin …). Toutes ces farines ont des goûts et des propriétés différents .

Car tout ça, vous le savez déjà !!!

(à suivre …)

D’une année à l’autre …

Que c’est-il passé le 28 Février 2018 ???

Souvenez-vous !!!

Grosse chute de neige à Lédenon et ailleurs !!!

Route nationale qui relie Lédenon à Nîmes …

Dans la garrigue c’est pire … Mais c’est beau !!!

Les chats sont fous et sautent partout …

Doudou, Maki, Mahi-Mahi et Pas-à-nous jouent sur la piscine gelée …

(Pas-à-nous est un chat abandonné en garrigue qui s’est installé chez nous … d’où son nom un peu bizarre …)

Quant à Churros, il s’interroge … » Est-ce que ça va durer longtemps ???

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Et aujourd’hui, 28 Février 2019 ?

Le printemps est bien là !!!

Globulaires alypum, petites narcisses et premières orchidées sont là …

Cognassiers du Japon et amandiers sont en fleurs …

… ainsi que les euphorbes du jardin …

Les premiers pollinisateurs arrivent …

Citron de Provence, Argus vert, Vulcain et Tircis commencent à butiner …

Les pigeons ramiers chantent en haut des arbres …

Et les premiers petits lézards des murailles sortent prendre le soleil .

Et les chats, me direz-vous ?

Pas-à-nous se balade, neige a fait son lit sous le cognassier, Myrtille dort sur la terrasse …

Lait de Coco, Maori, Kréole et Doudou font la sieste autour de la maison …

Quelle belle vie !!!