Une naissance inattendue …

L’histoire commence au mois de Septembre …

Après un épisode de grand mistral,

le jardin ne ressemble plus à rien :

branches cassées, sol couvert de feuilles arrachées …

Un grand nettoyage s’impose !

Et là, sous mes arbousiers,

je remarque une petite chenille, agrippée à une feuille .

Verte, terminée par deux petites queues,

la tête portant deux petites cornes, aucun doute,

c’est une chenille de Pacha à deux queues ,

comme le montre cette photo d’une autre année.

Bien sûr je la sauve et je l’installe dans une boite transparente, dans la maison, où elle pourra grandir en sécurité.

Tous les jours, elle a ses feuilles fraîches …

Et elle grossit normalement …

Bientôt, elle est prête à se mettre en chrysalide …

D’abord verte,

puis transparente,

laissant deviner les couleurs du papillon.

***

Hier matin, la chrysalide était par terre dans la boîte…

Puis, dans l’après midi, le papillon est sorti …

Transporté dehors, sur un mur de la maison,

encore tout fripé,

il a besoin de longues minutes pour gonfler ses ailes,

vider son abdomen …

La nuit tombe, il fait froid et il commence à pleuvoir …

Nous décidons de le remettre dans sa boîte et de le rentrer à nouveau dans la maison …

Ce matin, il est en pleine forme, et nous le sortons dans les arbousiers …

Je ne sais pas s’il trouvera son double pour se reproduire,

mais pour le moment, il est heureux …

Et nous aussi !

Pacha à deux queues

(Charaxes jasius)

Une drôle de chenille …

Regardez ce que j’ai trouvé sur mes arbousiers !

Je l’avais déjà rencontrée, une autre année, sur un cotoneaster lacteus et une autre fois sur mes chênes verts.

Elle est curieuse avec ses rayures jaunes sur fond gris et sa tête orangée …

Mais le plus drôle, c’est sa façon de se déplacer …

Trois paires de pattes à l’avant, trois paires à l’arrière …

Pour se déplacer, elle accroche ses pattes avant sur une branche, et ramène ensuite ses pattes arrière …

et ainsi de suite…

Elle peut aussi, si elle se sent menacée,

se maintenir droite, fixée sur ses pattes arrière …

Elle se confond alors avec les branches de son support …

Cette façon de se déplacer ne vous rappelle rien ?

Vous n’avez jamais vu un géomètre mesurer un grand terrain avec une chaîne d’arpenteur ?

Non ? Il fait exactement pareil … Il pose sa chaîne d’arpenteur au sol, puis il ramène le bout au début … Il n’a qu’à compter le nombre de fois où il a déplacé sa chaîne et il connaît la longueur du terrain. Si sa chaîne mesure 20 m et qu’il l’a déplacée 4 fois, il sait que son terrain mesure 80 m.

Les biologistes n’ont pas trop cherché pour leur trouver un nom : ils ont appelé toutes les chenilles qui emploient ce système de déplacement …

des chenilles arpenteuses

et elles appartiennent à la famille des Geometridae

Amusant, non ?

Voilà sa chrysalide, colorée au début, presque noire ensuite …

Quant au papillon, je ne l’ai jamais vu sortir …

Il m’a fallu chercher sur internet pour voir à quoi il ressemblait …

Si vous vous intéressez aux papillons,

je vous recommande ce site

On y apprend, entre autres, que ce papillon pond des oeufs … verts …

Etrange, non ???

Une plante des jardins …

D’abord, je vous rassure, tout va bien !

Mon seul problème ??? Des coupures d’électricité !!!

Souvent intempestives … Mais pas que …

On peut recevoir un SMS, nous avertissant “qu’en raison des travaux, l’électricité du village sera coupée de 10 h à 15h” … Vite, on fait les choses les plus urgentes et on part jardiner ou se promener …

Sauf qu’une fois rentrés, on s’aperçoit que l’électricité n’a pas du tout été coupée … GRRRR …

Aussi, j’avais prévu de faire cet article en plusieurs morceaux …

Comme je ne sais pas si j’aurais de l’électricité demain …

je vais tout faire d’un coup !!!

Je vous présente :

Lomelosia minoana

Derrière ce joli nom latin, se cache une scabieuse,

un peu améliorée par les pépiniéristes .

Chaque petite fleur sort d’un petit calice

qui ressemble à du papier …

Quand toutes les petites fleurs sont fanées,

il ne reste que des pompons en “papier”

Je l’ai achetée pour plusieurs raisons :

D’abord,

parce qu’elle me plaisait,

Ensuite,

parce qu’elle supporte la forte sécheresse de notre région,

Surtout,

parce qu’elle attire un grand nombre d’insectes et de papillons

Regardez plutôt !

Le Flambé (Iphiclides podalirius)

Le Citron de Provence (Gonepteryx cleopatra)

Le Machaon (Papilio machaon)

Le Myrtil (Maniola jurtina)

L’Ocellé rubané ( Pyronia bathseba)

Le Sylvain azuré (Limenitis reducta)

Plusieurs espèces de zygènes …

Et ma préférée : la Petite tortue ( Aglais urticae)

***

Et puis, il y a les insectes …

Abeilles, bourdons, xylocopes, agapanthe …

Et, une nouvelle que je n’avais jamais vue avant …

Enorme,

deux fois plus grosse qu’une abeille normale, (2 cm)

les dessins ne correspondent pas, non plus,

aux dessins d’un frelon asiatique …

Il nous a fallu demander à un ami spécialiste …

Voici sa réponse :

C’est facile !!!

(C’est sûr, quand on sait !!!)

C’est une Volucelle zonée !!!

(Volucella zonaria)

Elle pond près des nids de frelons, et de guêpes

et ses larves se nourrissent des déchets évacués des nids …

Ce n’est pas un Hyménoptère

comme les abeilles, guêpes ou frelons.

C’est un Diptère,

comme les mouches, les moustiques, les syrphes …

Voilà, vous savez tout …

Merci Jean-Marie !!!

Vous avez dit “Déconfinement ???”

Il nous a fallu plus d’une semaine,

pour tout mettre en ordre de bataille,

mais aujourd’hui, c’est fini (enfin presque !)

Placards, frigo et congélateurs sont pleins, on a revu les amis, on est même allé dans nos deux restaurants préférés : la Barque Bleue à Mèze,

pour la fraîcheur de ses coquillages ( un régal !!!)

et aux Saveurs de Provence à Saint-Rémy de Provence (qu’est ce que c’est bon !!!).

Et le tout avec le sourire malgré les problèmes dus à l’épidémie … à refaire !!!

J’espère que vous avez passé cette période sans trop de soucis et que vous êtes en forme.

***

Hier, JF a décidé de débroussailler …

J’ai l’habitude de le suivre, car, comment dire ?

Il a la débroussailleuse facile …

Donc, hier, j’observais les plantes qu’il voulait couper …

quand soudain, j’ai crié STOP !

Au milieu d’une touffe de plantain,

il y avait une grosse chenille …

Vous la voyez, là, dans le cercle rouge ?

En réalité, elle n’avait rien à voir avec le plantain …

Elle grimpait sur la tige velue de la scabieuse sauvage

d’à côté …

Problème, la plante était déjà coupée … Trop tard !

Vite, je cours chercher une boite transparente

(boîte donnée par l’épicière du coin)

Encore Merci !!!

Je ramasse les morceaux de plante coupée,

puis j’installe ma chenille …

En réalité elles étaient 4 …

vertes, avec des taches pourpres

ou entièrement pourpres

En tous cas, cela ne leur a pas coupé l’appétit !

Ce matin, celle qui est bordeaux foncé

s’est laissée tomber au fond de la boîte …

C’est le signe qu’elle cherche à se mettre en chrysalide.

Vite, un peu de litière au fond de la boîte,

prise sous les chênes verts :

un peu de terre,

des feuilles vertes ou mortes,

petits branchages …

Elle s’est enfoncée … Maintenant il faut attendre …

Comment sera le papillon ?

D’abord, ces chenilles ont une petite queue …

caractéristique de la famille des Sphinx …

Un peu d’ internet où on signale un Sphinx de la scabieuse …

à suivre …

Jour N°50

Oui, vous avez bien lu !

Cela fait 50 jours que je fais un petit article,

pour vous faire oublier le confinement.

Heureusement, on en voit presque la fin,

et j’espère que vous allez tous bien .

***

En début d’après-midi,

en nous promenant dans notre olivette,

nous avons remarqué des jolis petits papillons,

tous les mêmes … Une bonne quinzaine.

Ils cherchaient les dernières gouttes de pluie de ce matin, entre les cailloux.

Puis, ils se sont installés sur une cinéraire maritime,

à peine fleurie.

Courage !

Le printemps est là !!!

L’Ocellé rubané

(Pyronia bathseba)

A demain …

Jour N°29

Aujourd’hui, juste une photo !

Un papillon que j’adore tant il est majestueux .

Il ne vole pas, il plane …

Dans nos garrigues

on peut l’observer de début Avril à fin Septembre,

en deux générations, quelquefois trois .

Sa chrysalide a passé l’hiver

sur un rameau de prunellier (Prunus spinosa),

ou d’aubépine (Crataegus monogyna),

et le voilà, il vient de sortir.

Le temps de trouver un partenaire,

de pondre,

(toujours sous les feuilles de prunellier ou d’aubépine),

de laisser grignoter ses chenilles,

jusqu’à ce qu’elles se mettent en chrysalide …

Et hop le papillon de la deuxième génération est né.

Le deuxième cycle peut commencer,

jusqu’à la formation de la chrysalide …

Et tout va recommencer !

Le Flambé

(Ophiclides podalirius)

A demain …

Jour N°26

L’article sur les aristoloches ?

Vous vous souvenez ?

J’avais terminé par “à suivre” …

Et bien la suite la voilà !

Ce papillon très coloré vit dans nos garrigues pierreuses ,

où on peut la voir d’Avril à Juin , en une seule génération.

C’est un papillon protégé.

La Proserpine

(Zerynthia rumina)

Pour le moment, elle est occupée à pondre … sur les touffes d’aristoloches, dont se nourrit sa chenille .

La chrysalide hiverne .

A demain …

Jour N°16

C’est le premier que je vois cette année.

C’est un petit papillon vert printemps, avec quelquefois une petite ligne de pointillés blancs qui traverse ses ailes .

Le pourtour de ses yeux est blanc pur ce qui permet de le différencier du Thécla de l’arbousier qui, lui, a le front et le pourtour des yeux brun roux .

L’argus vert

appelé aussi

Thécla de la ronce

(Callophrys rubi)

En garrigue, il pond ses oeufs sur Dorycnium pentaphyllum, (la badasse), sur Cytisus scoparius ( le genêt), sur certains hélianthèmes et bien sûr, sur la ronce … Alors que le Thécla de l’arbousier préfère … l’arbousier .

A demain …