Jour N°21

Un invité pas très agréable …

Ce coléoptère est un insecte qui s’attaque aux vergers d’arbres fruitiers à noyaux : amandiers, pêchers, abricotiers et … oliviers.

C’est là, dans notre olivette que nous l’avons trouvé.

Si l’insecte par lui-même fait juste quelques dégâts sur les rameaux et sur les feuilles, les larves qui s’attaquent aux racines, causent des dommages importants qui peuvent provoquer la mort de l’arbre.

Les adultes sortent au printemps. Chaque femelle pond une centaine d’oeufs, au sol, autour du pied de l’arbre. Au bout d’une dizaine de jours, les larves vont s’enfoncer dans le sol et s’installent dans les racines de l’arbre.

Elles vont s’en nourrir pendant deux ans …

Il n’existe aucun produit chimique pour détruire les larves …

Chaque larve mesure, alors, 6 à 7 cm.

L’heure de la sortie a sonné !

Elles creusent une loge dans l’écorce de l’arbre …

Au bout d’un mois, un nouvel insecte en sortira …

Elytres noires très dures, tête massive recouverte d’une pruine grisâtre,

2,5 cm de désagrément …

Capnode du pêcher

(Capnodis tenebrionis)

A noter que nous avions déjà,

un autre insecte de la même famille :

Capnode de l’oseille

(Capnodis tenebricosa)

A demain …

Mon bruit du jour !!!

le bourdonnement …

Si on se fie à la définition du Petit Larousse, on trouve :

« bruit que font certains insectes en battant des ailes … »

Ce mot s’applique aussi à d’autres choses comme « le bourdonnement d’un moteur » ou « le bourdonnement d’oreilles »

En ce moment, cela bourdonne partout en garrigue … abeilles, guêpes, frelons, bourdons …

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler du Bourdon terrestre (Bombus terrestris)

Chez moi, c’est facile : je choisis une belle touffe de romarins en fleur, j’attends qu’elle soit bien ensoleillée , j’écoute et je regarde …

Pour reconnaître un bourdon, (comme ça, à vue d’oeil) il faut compter les tranches de couleurs. Le Bourdon terrestre a un collier et le 2ème segment abdominal d’un beau jaune orangé. L’extrémité de son abdomen est blanche ce qui lui a donné le nom familier de « Cul-blanc ».

Pour une identification plus scientifique les spécialistes iront jusqu’à l’observation microscopique.

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Le voici sur d’autres fleurs de garrigue.

A ne pas confondre avec l’Abeille charpentière ( Xylocopa violacea) qui, elle, est complètement noire, avec des ailes noires irisées de violet.

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Voici une planche diffusée par l’Observatoire des bourdons, pour nous aider à les reconnaître…

Vous pouvez aussi participer à l’Observatoire de la biodiversité des jardins, organisé par le Museum National d’Histoire Naturelle, Vigie Nature et Noé Conservation. C’est un geste simple, vous n’êtes pas obligés de vous manifester toutes les semaines, et vous pouvez choisir d’observer d’autres espèces : les papillons, les escargots, signaler la présence des vers luisants, des hérissons …

Une fois inscrits sur internet, vous trouverez des fiches de comptages toutes prêtes, où il vous suffira d’indiquer le nombre d’espèces vues …

Voilà celle des bourdons .

EPSON MFP image

Et celles des papillons …

A vos observations !!!