Et ça continue !!!

Cinq jours de mistral …

Pas le mistral gentil, qui nous rafraîchit l’été …

Mais le mistral “mauvais” :

celui qui casse les branches,

celui qui dessèche les semis,

celui qui fait tomber les fruits,

celui qui couche les tiges des fleurs …

Celui, aussi qui perturbe les animaux :

les papillons se cachent dans les feuilles,

ou se réfugient contre le tronc des arbres,

les petits nids d’oiseaux se décrochent des arbres

(avec quelquefois des petits oeufs cassés …)

les insectes s’accrochent au coeur des fleurs …

Dans ces conditions, impossible de faire de belles photos !!!

Alors, vous n’aurez que du vent …

***

Par ordre d’entrée en scène :

– Pin d’Alep (Pinus halepensis)

-Olivier (Olea europaea)

-Cèdre bleu pleureur (Cedrus atlantica)

-Fustet (Cotinus coggygria “Grâce”)

-Herbes folles (Stippa barbata)

A bientôt …

Balade dans mes Orlayas …

Titre énigmatique

pour ceux et celles qui ne connaissent pas

cette très belle fleur des champs :

l’Orlaya à grandes fleurs

(Orlaya grandifolia)

une des plus belles Ombellifères (ou Apiacées) de nos campagnes …

***

Elle pousse, dans les champs,

au bord des chemins,

pourvu que le terrain soit argileux, calcaire et ensoleillé.

Voilà ses graines encore vertes ,

qui une fois sèches vont s’éparpiller tout autour …

J’en ai jeté dans mon jardin,

au milieu de mes banquettes d’iris …

Elle donne un peu de naturel

à un jardin trop propre, trop guindé …

C’est une plante que j’adore car elle se ressème toute seule, et surtout elle attire beaucoup d’insectes …

Des Orthoptères :

sauterelles, criquets et compagnie,

Des diptères :

comme cette Tachinaire sauvage ( Tachina fera)

ou cette Sphaérophore notée ( Sphaerophoria scripta)

et une quantité impressionnante de coléoptères …

Voici l’Oedémère noble (Oedemera nobilis)

ici des mâles reconnaissables à leurs fémurs très renflés .

Le lepture porte-coeur ( Brachyleptura cordigera)

La chrysomèle du chêne (Lachnaia pubescens)

Lepture fauve (Paracorymba fulva)

Omophlus orangé (Omophlus lepturoides)

Celui-là, avec ses pattes rouges :

Sténoptère roux ( Stenopterus rufus)

***

Sans compter le nombre incalculable de cétoines :

dorées, hérissées, noires, funestes …

Et au dernier moment … Surprise !

Une petite zygène (Zygaena fausta)

est venue se poser juste devant moi …

***

J’adore les Orlayas !

A bientôt !!!

Promenade sous le soleil …

C’était hier,

aujourd’hui, il “pleuvote” …

Nous sommes d’abord allés voir les plantes d’aristoloches des garrigues avec l’espoir de voir des oeufs,

ou mieux, des chenilles de Proserpine …

Si les proserpines étaient bien là,

nous n’avons pas vu une seule chenille,

ni un seul oeuf , non plus …

Dommage, à refaire …

Par contre, il y avait beaucoup de petits cuivrés .

***

Nous rentrons à la maison, très déçus …

***

Et si on allait voir le coin des sérapias ???

C’est JF qui en a eu l’idée …

Quelle idée lumineuse !!!

C’est une grande zone herbeuse, à l’abandon.

On y trouve des herbes, des ronces, des euphorbes,

des chardons, de l’oseille sauvage

et quelques arbres et arbustes

qui se sont ressemés tous seuls.

Et là !!!

Vous les voyez ?

Elles sont là, cachées au milieu des herbes …

Une bonne centaine …

Quelques ophrys (Ophrys scolopax)

Un Orchis bouc ( Himantoglossum hircinum)

en train de pousser …

Et un invité inattendu …

Un très beau lézard vert (Lacerta bilineata)

caché dans les herbes …

Sérapias à labelle allongé

ou Sérapias en soc

(Serapias vomeracea)

Et ne faites pas comme une personne que je connais bien … qui quand j’ai donné le nom latin a dit :

vomeracea ? c’est l’orchidée qui est en train de vomir”…

Grand silence !!!

C’est bien ce que cela veut dire ?

Et non ! le mot vomeracea vient du nom latin “vomer”

qui se traduit par “soc de charrue”

( qui fait allusion à la forme de la fleur)

Une dernière touffe … et hop, c’est fini !

A bientôt !!!

Lundi 11 mai 2020 …

C’est la fin du confinement …

Et la rentrée des classes … Ouf !!!

***

C’est l’heure de la récréation .

Non, les enfants, ne vous regroupez pas …

Il faut appliquer la distanciation sociale …

Séparez vous !

Encore, encore !!!

C’est bien, les petits !

Ah, non, les grands, ne vous battez pas ! Rangez-vous !

C’est bien !

Même les jumeaux ont compris !!!

Mais maîtresse, on ne peut pas jouer …

Faites une course, chacun dans sa ligne …

Entraînez-vous !

Il paraît que les compétitions de Formule 1 vont reprendre …

***

Un peu d’humour, cela fait du bien .

Je ne sais pas vous, mais nous, on a bien ri !!!

Jour N°51

Pas de promenade aujourd’hui, il pleut !!!

Sinon, s’il avait fait un beau soleil,

je serais allée faire des photos, en garrigue.

J’aurais certainement rencontré,

une belle orchidée qui fleurit, normalement,

fin Avril, début Mai …

Heureusement, j’ai des photos de l’année dernière …

Les fleurs poussent en épi, assez lâche.

Chaque fleur ressemble à une danseuse vêtue d’une robe blanche à petits points,

pourpre très foncé,

de la même couleur que la tête .

En langage botanique,

on dira que le labelle est blanc piqueté de pourpre,

et que le casque est pourpre vineux.

Elle pousse dans les sous-bois, clairs,

de chênes ou de pins, sur sol calcaire .

Orchis pourpre

(Orchis purpurea)

A un autre jour …

Jour N°50

Oui, vous avez bien lu !

Cela fait 50 jours que je fais un petit article,

pour vous faire oublier le confinement.

Heureusement, on en voit presque la fin,

et j’espère que vous allez tous bien .

***

En début d’après-midi,

en nous promenant dans notre olivette,

nous avons remarqué des jolis petits papillons,

tous les mêmes … Une bonne quinzaine.

Ils cherchaient les dernières gouttes de pluie de ce matin, entre les cailloux.

Puis, ils se sont installés sur une cinéraire maritime,

à peine fleurie.

Courage !

Le printemps est là !!!

L’Ocellé rubané

(Pyronia bathseba)

A demain …

Jour N°49

Mais qu’est ce que c’est ?

C’est la question que m’ont posée des amis,

ce matin, en balade, autour de Lédenon.

Au début, cela ressemble à une grosse asperge,

marron violacé …

Mais en cherchant bien, on en trouve en fleur .

Les feuilles,

en gaine autour de la tige ne se développeront jamais.

(ce qui lui a donné son nom : Limodore à feuilles avortées)

Les fleurs sont d’un blanc rosé, de plus en plus violacé.

C’est une orchidée ,

en fleur en ce moment dans les garrigues.

Mais selon la région, on peut la trouver jusqu’en Juillet.

Elle pousse en plein soleil ou à mi-ombre,

dans les garrigues ou dans les maquis,

de 1800 m d’altitude au bord de mer,

et puisque nous sommes en Occitanie,

de la Camargue jusqu’à Collioure.

Chez moi, en garrigue nîmoise,

elle pousse sous les chênes verts.

Limodore à feuilles avortées

(Limodorum abortivum)

A demain …

Jour N°48

Oh, la vilaine !!!

***

Mais qu’est ce que tu fais là ???

Ce joli lézard vert se balade autour de ma piscine …

sans se douter du danger …

Notre chatte Kréole fait sa sieste au bout du chemin …

Mais elle ne dort que d’un oeil …

Malgré mes frappements de mains,

mes petits lancers d’eau …

le petit lézard a continué sa route …

Et ce qui devait arriver, arriva !!!

Heureusement notre lézard vert n’y a laissé que sa queue …

Mais quand même !!!

C’était l’histoire de :

Kréole et le lézard

A demain …

Jour N°47

Encore une orchidée dans ma pinède …

Sa tige (jusqu’à 40 cm), porte des feuilles étroites et longues.

Son inflorescence, très lâche,

est composée de petites fleurs d’un beau rose violacé

Elle n’aime pas trop le calcaire.

Elle préfère les zones herbeuses,

les maquis situés en pleine lumière ou à mi-ombre,

et jusqu’ à 1000m d’altitude.

La mienne est déjà fanée,

mais on peut la trouver jusqu’en Juin,

dans des zones moins chaudes.

Orchis peint

(Anacampis picta)

ou (Anacampis morio subsp picta)

A demain …

Jour N°46

Bien sûr, j’avais entendu parler de cette “bestiole”,

et surtout des dégâts qu’elle pouvait faire dans les jardins …

Mais je n’en avais jamais vue “en vrai” …

Et aujourd’hui …

Comme tous les matins après mon petit café,

j’allais faire le tour du jardin .

Et là, surprise, elle nageait dans ma piscine !

Cela valait bien une séance de photos.

La même, sèche !

Remarquez ses protubérances fouisseuses,

transparentes comme du verre,

et ses palpes labiaux jaunes

qui lui permettent de se guider sous terre,

où elle vit principalement.

Elle se nourrit de tout ce qu’elle trouve sur son chemin : racines, tubercules, larves, vers de terre …

L’espèce n’est pas considérée comme menacée en général, mais à surveiller dans certains domaines biogéographiques : classée priorité 3 (espèce menacée) dans les domaines méditerranéens.

La courtilière

(Gryllotalpa gryllotalpa)

A demain …