La trouvaille du jour … suite

Souvenez-vous !

Le 16 Octobre je vous montrais une super chenille !

La chenille du Sphinx du laurier rose.

Installée dans une boîte transparente,  elle s’était, dans la journée , enterrée dans la litière de feuilles mortes installée sur le fond .

D’abord, elle s’était transformée en un gros ver blanc.

Puis, en l’espace de quelques jours, le gros ver blanc s’était transformé en chrysalide.

A partir de ce moment, tous les matins, au réveil, je surveillais la boîte … Rien ! Jusqu’à Mardi 20 Novembre … le papillon était là sur le bord de la boîte.

 

Après quelques photos, ses ailes n’étant pas encore totalement dépliées,

et pensant qu’il était peut-être à l’étroit dans sa boîte, nous l’avons sorti,

avec beaucoup de précautions… Et déposé sur mes lauriers-roses …

Il est resté assez longtemps sans bouger, puis au bout de la troisième visite,

il n’était plus là !!! Envolé !!!

Dans le fond de la boîte, dans la litière,

il ne restait que la chrysalide vide …

 

 

Deux champignons des garrigues …

J’ai enfin trouvé quelques girolles !

Oh, pas beaucoup, mais assez pour faire une petite omelette !

Mais c’est mieux qu’il y a deux jours où après avoir inspecté toutes mes mates de chênes verts, et autres endroits (secrets !) je suis revenue à la maison, avec une girolle, un griset et un joli bolet, qui s’est avéré véreux … à la coupe … Désespérant !

Et voilà ma récolte du jour !

De belles girolles, à peine jaunes, bien fermes, de 6 à 7 cm de haut …

faciles à reconnaître avec le dessous des chapeaux sans lamelles mais simplement plissés, plis qui descendent sur le pied.

A cuire dans du beurre chaud,  jetées dans une omelette,

ou glissées sur des tartines de pain de campagne grillées …

Il n’est pas interdit d’ajouter un peu de crème fraîche …

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A ne pas confondre avec le Clitocybe de l’olivier

(appelé aussi Pleurote de l’olivier).

Grand champignon, d’une couleur orangée très foncée, avec le dessous du chapeau couvert de belles lamelles oranges. C’est vrai qu’il pousse souvent au pied des oliviers … mais pas toujours, on peut le trouver au milieu d’un champ et en bordure des groupes de chênes verts …

Alors attention ! car il est très toxique …

Si vous vous trompez,

c’est dérangements intestinaux assurés …

et plus, si mauvaise affinité …

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Au fait on écrit « girolle ou girole ?

La majorité d’entre nous ont appris « girolle » avec 2L,

mais on admet aussi « girole », avec un seul L,

depuis la simplification de l’orthographe …

 

Une belle couleur jaune orangé …

 

De loin, j’ai cru que j’avais trouvé des girolles …

Mais non !

Accroché sur le tronc d’un vieil amandier, en fin de vie,

ce n’était qu’un champignon parasite .

Un dangereux parasite qui s’attaque à de nombreux feuillus : chênes, châtaigniers, cerisiers, pommiers, amandiers …

Il n’a pas vraiment de pied, seul le chapeau en éventail est bien visible.

Sa chair jaune soufre et ferme quand il est jeune, passe rapidement  au jaune orangé puis au brun en devenant poudreuse.

Il peut y avoir plusieurs sur le tronc, disposés « en étage »,

du plus bel effet …

 

Un arbre attaqué meurt très rapidement .

Le Polypore soufré (Laetiporus sulphureus)

« mange » l’arbre de l’intérieur, ne laissant que l’écorce …

L’arbre, apparement sain, finit par s’écraser au sol sans prévenir.

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Dans certains pays, il est considéré comme comestible,

il aurait un bon goût de poulet …

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Il intéresse aussi les scientifiques  pour ses propriétés anti-microbiennes, qui pourraient être utiles dans l’industrie pharmaceutique …

(à suivre …)

 

Une rencontre inattendue …

En ce moment, aux Garrigues Basses de Lédenon,

c’est la période du ramassage des olives .

Donc, hier, avant la pluie … j’étais dans mes oliviers, avec mon panier …

Et subitement, sur une branche, devant mes yeux, il y avait ça !!!

 

J’ai failli la « cueillir » et l’écraser … quel dommage !

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J’ai déjà fait un article … Une autre année …

C’est la chenille du Sphinx « Tête de Mort » … si grosse, si grande, (elle mesure 11cm), si belle …

C’est une chenille qui peut avoir plusieurs couleurs .

La première que j’avais trouvée sous mes lilas avait une couleur dominante jaune, celle-là est bien verte , il en existe une forme brune,

mais toutes ont ces rayures bleues et blanches, formant un V sur le dos.

Elles se nourrissent de feuilles de lilas, de seringas, de lauriers-roses, d’oliviers,

mais aussi  de pommes de terre …

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Comme toutes les chenilles de sphinx, elle va bientôt s’enterrer, dans une litière faite de terre et de feuilles mortes.

Elle s’y transformera en chrysalide,

d’où sortira un énorme papillon.

à suivre …

 

 

Un petit rectangle de papier …

     Vous savez tous que le mois de Novembre est le mois « sans tabac ».

Les médias en ont beaucoup parlé !

Personnellement, je ne fume pas et je n’ai jamais fumé.

Et si JF fumait depuis qu’il était ado, il s’est arrêté net, quand je suis rentrée de la maternité avec notre premier bébé. Surprise, mais ravie de cette décision radicale, je pensais qu’il ne tiendrait pas longtemps …

Et bien non, il n’a plus jamais fumé …

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Mais je ne suis pas là pour faire la morale,

chacun est responsable de ses actes.

Aujourd’hui, je vais vous raconter une petite histoire, qui m’a amusée quand je l’ai lue pour la première fois.

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Nous sommes au XVIè siècle .

Si le tabac est connu depuis la découverte de l’Amérique, ramené en Europe par les Conquistadors, il est surtout prisé, mastiqué, ou fumé à la pipe . A cette époque on fume aussi le cigare. Le tabac est enroulé dans des feuilles de maïs.

Ce n’est qu’au XVIIè siècle que la feuille de maïs va, petit à petit, être remplacée par des feuilles de papier fin.

La cigarette à rouler était née.

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Jean Bardou (né en 1799), un industriel perpignanais, observe le manège des fumeurs en train de « rouler » leur cigarette.

A cette époque, si le papier à cigarettes existe, il est vendu en grandes feuilles … Chacun doit couper son morceau de papier, à la dimension qu’il souhaite . Jean Bardou a alors une idée géniale : fabriquer des petits carnets de papier à cigarettes contenant des petites feuilles prédécoupées.

Son fils, justement, travaille en Espagne, dans une entreprise de fabrication de ce fameux papier.

Il s’associe avec lui et monte son entreprise.

Sur la couverture de chaque carnet, il appose ses initiales, juste séparées par une petite étoile.

Ce petit carnet a un succès fou !

Il décide de remplacer la petite étoile par les armoiries de Perpignan,

SA ville !

Puis, pour des raisons qu’on ignore, (peut-être des difficultés d’impression), il enlève le dessin des armoiries de Perpignan, ne gardant que le losange.

Quand les fumeurs viennent acheter un paquet de feuilles à rouler, ils demandent un « paquet JOB »

 

Jean Bardou finit par déposer la marque JOB …

A cette époque, il est de bon ton de fumer …

Les hommes fument, mais les femmes aussi :

une femme qui fume est une femme libérée …

D’ailleurs les affiches publicitaires montrent « une femme qui fume « 

 

Ce petit carnet fera la fortune de la famille !

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