Juillet : ailleurs dans le monde, Lanzarote

 

Je ne peux pas vous parler de Lanzarote,

sans vous parler d’abord, de César Manrique.

***

César Manrique est né sur l’île de Lanzarote en 1919.

Il y grandit jusqu’à l’âge de l’Université.

Il s’inscrit à celle de San Cristobal de la Laguna sur Tenerife, 

où il suit des cours d’urbanisme.

Mais sa véritable passion c’est la peinture.

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Il s’inscrit à l’Ecole des Beaux Arts de Madrid,

il en sortira avec une maîtrise de peinture et de dessins.

Parallèlement à ses études,

il fait quelques expositions.

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Aquarelles, dessins, peintures, sculptures …

Il sait tout faire …

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 … Mais ce qu’il préfère, c’est peindre son île volcanique.

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Nelson Rockefeller lui achète plusieurs toiles et l’invite aux Etats Unis, où il restera 5 ans.

Il devient célèbre.

***

En 1969, il revient aux Canaries …

Cherchez l’erreur !

 

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La photo du haut a été prise à Rio de Janeiro, en 2010,

la photo du bas, sur Tenerife en 2013.

Des favelas de pauvres et des favelas de touristes …

A cette époque, l’Espagne  développe un tourisme de masse 

et bétonne toutes les plages et les collines environnantes.

***

César Manrique décide alors de s’installer à Lanzarote,

pour “sauver son île” et en faire “un des endroits les plus beaux du monde”.

Il lui faudra beaucoup de courage, de ténacité et même un certain toupet,

pour convaincre les habitants et les élus, de ne pas céder à l’argent facile,

de conserver les paysages  (lave noire et maisons blanches),

 de mettre en valeur l’île, sans la détruire.

et surtout qu’il est possible de concilier “tourisme” et “respect de la Nature”,

***

Pour convaincre, rien ne vaut un bon exemple !

Il décide de construire sa propre maison.

Il achète un champ de 30 ha de laves noires,

il y découvre des bulles volcaniques :

sa maison sera souterraine, chaque bulle abritera une pièce, reliée aux autres par des galeries.

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La maison est ancrée sur la lave.

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Des bulles volcaniques sortent des palmiers, des figuiers …

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Dans les bulles, au sous-sol, des coins repos sont aménagés.

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La piscine est encastrée dans la lave.

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Il dessine aussi le jardin, planté d’espèces adaptées au climat de Lanzarote.

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 De la route, on distingue à peine la maison, 

tant elle est intégrée au paysage. 

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Comme à son habitude, il crée aussi le mobilier, la décoration,

les poignées de portes, les luminaires …

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… le portail, 

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et les immanquables mobiles, qui accompagneront tous ses aménagements futurs.

Il les appelle “les jouets du vent”. 

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Car la maison est belle, agréable à vivre, intégrée dans les rochers et les coulées de lave …

A partir de ce moment, les élus sont convaincus,

et vont lui soumettre beaucoup de projets :

maisons, musées, caves, mises en valeur de paysages naturels, miradors, 

comme celui del Pamarejo, déjà vu sur La Gomera. (plans ci-dessous)

L’île lui doit d’avoir été classée par l’UNESCO,

“Réserve de biosphère” 

  

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Artiste né, dessinateur infatigable, inventif,

ses créations donnent une idée de liberté, de facilité …

Et pourtant, César Manrique sait ce qu’il veut :

gare aux maçons ou jardiniers qui ne suivraient pas exactement ses plans …

à refaire !

***

Son parcours et sa façon de concevoir l’architecture,

 rappellent ceux d’Armand Pellier,

architecte nîmois, d’abord sculpteur, puis compagnon tailleur de pierres,

peintre et dessinateur, qui a parsemé ses villas dans la garrigue nîmoise.

Libre mais volontaire, jovial mais exigeant,

il avait su, comme César Manrique, s’entourer d’une petite équipe de maçons “à lui” …

Il disait toujours :

“Je dessine, la technique doit suivre”

***

 

 

 

Juillet : ailleurs dans le monde, la Gomera

 

Une journée sur l’île de La Gomera

*** 

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Nous débarquons du ferry, à San Sebastian de la Gomera,

capitale et seule grande ville de l’île. 

Nous prenons d’abord, la route en lacets, du Sud-Ouest.

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Cette partie de l’île est très aride :

euphorbes, grands chardons d’un beau bleu électrique …

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… et en contre-bas, quelques palmiers, des agaves et des figuiers de Barbarie.

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Mais le moindre espace est cultivé.

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Les petits jardins en terrasses, sont accessibles par de minuscules escaliers.

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Bientôt, nous arrivons au Mirador de Los Roques,

Voici la vue, du parking contre la route,

mais si vous voulez vous faire une frayeur,

empruntez le petit sentier qui mène au belvédère …

Attention au vertige !!!

mais le spectacle est unique.

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Cet énorme piton rocheux (dans le rond jaune, la route avec des voitures …),

est souvent noyé dans la brume.

Nous rentrons dans le Parc National de Garajonay.

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Ce parc, classé UNESCO depuis 1986,

est couvert à 70 % par une immense forêt (4000 ha), appelée ici  “La Laurisilva” (Forêt de lauriers).

En réalité, il n’y a pas que des lauriers, mais plus de 400 espèces végétales recensées,

dont une cinquantaine endémiques.

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Dans toutes les failles des rochers, on trouve des petites plantes grasses : les Aeonium

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Aeonium gomerense

Espèce endémique de La Gomera

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Nous prenons une route forestière qui nous mène au cœur du Parc.

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Sources, petits ruisseaux et chaleur, enrobent les arbres de vapeur d’eau,

favorisant une végétation luxuriante, et créant ainsi une forêt proche de celle de l’ère tertiaire,

comme il n’en existe plus en Europe.

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Chemins glissants, boue, humidité, la marche est épuisante.

Nous ne croiserons que deux autres promeneurs.

Bonnes chaussures et Kaway indispensables !

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Mousses, lichens, brume, l’ambiance est fantomatique !!!

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Quand nous revenons sur la route principale,

nous retrouvons des paysages arides, et le soleil

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Nous faisons un arrêt au “Mirador de Palmajero”,

aménagé par César Manrique, architecte né à Lanzarote, dont je vous parlerai la prochaine fois.

Devant l’entrée, une rangée de “Palmiers des Canaries” (Phoenix canariensis),

symbôle des îles, planté en abondance dans toutes les entrées des villes françaises …

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 … grandes  euphorbes cactus,

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mais aussi petite sculpture signée César Manrique.

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Un escalier nous mène au mirador.

L’abri terrasse, aménagé contre les rochers naturels, permet de voir le paysage … 

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… Et le mirador accroché dans le vide.

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Du restaurant vitré, on peut voir tout le ravin de la “Valle Gran Rey”

jusqu’à la mer.

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Plantations en terrasses de cannes à sucre, vignes, bananiers,

et petites maisons accrochées à la montagne …

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Nous resterons là une bonne heure, en sirotant nos jus de fruits frais.

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Bien sûr nous descendrons la petite route en lacets,

pour voir le paysage de plus près …

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Nous quitterons à regret, cet endroit magique, car le dernier bateau nous attend.

La route du Nord, très belle aussi,

serpente dans des défilés de hauts rochers, des tunnels,

 et des plages en contre-bas.

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Encore quelques rochers, couverts d’Euphorbes des Canaries (Euphorbia canariensis),

avant d’arriver au port.

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Notre ferry arrive …

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Au revoir La Gomera …

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Bonjour “le Pico del Teide”, à la nuit tombée …

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A bientôt sur une autre île …

Juillet : ailleurs dans le monde, Tenerife (suite)

 

Voilà notre deuxième grande balade sur Tenerife

 

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D’abord, nous reprendrons la route, de notre hôtel au téléphérique,

cette fois, sans se presser …

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Nous traversons d’abord, une immense forêt de Pins des Canaries.

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Arrêt au Grand Pin.

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Un touriste anonyme pose pour nous.

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Belle écorce, mais qui n’égale pas

celle des arbousiers des Canaries (Arbutus canariensis),

espèce rare et protégée.

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Feuilles longues et lancéolées, fleurs rosées, fruits oranges,

écorce rougeâtre, qui tombe au printemps,

laissant apparaître la nouvelle, vert tendre,

cet arbousier est vraiment très décoratif.

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Quand la route rentre dans la caldeira, 

le paysage change …

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Désert, laves rouges, rochers …

Nous sommes sous le volcan.

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Nous arrivons au lieu-dit : les Rocs

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Il faut bien trois bonnes heures, pour parcourir tous les chemins autour :

points de vues, mais aussi faune et flore … émerveillement garanti !

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Nous laissons de côté “le Pic du Teide”, déjà escaladé,

pour prendre la route vers la côte du nord.

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Le long de la route beaucoup de cistes :

Cistus symphytifolius, à fleurs roses, endémique des Canaries,

mais aussi le Ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis) …

que je ne pensais pas trouver ici.

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Arrivée à “La Orotava”

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Encore une ville classée UNESCO,

pour ses vieux bâtiments entièrement conservés et restaurés.

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A “La Orotava”, les rues sont en pente …

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Il faut faire un arrêt à “La Casa de los Balcones”,

pour ses balcons, bien sûr,

mais aussi, pour ses expositions de l’artisanat local.

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Ici, un échantillonage de dentelles, produites dans leur atelier.

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 ***

C’est aussi dans cette région, qu’on trouve le plus de Dragonniers.

Le Dragonnier des Canaries (Dracaena draco), ressemble au début de sa vie,

à un petit palmier.

Et pourtant, il appartient à la famille des Liliacées …

On l’appelle aussi Sang-Dragon, à cause de sa sève rouge, 

employée comme colorant mais aussi en médecine populaire.

(D’autres arbres sont aussi appelés “Sang-Dragon)

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Un jeune à écorce lisse, juste striée

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Plus agé, des ramifications boudinées apparaissent .

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L’écorce du tronc, commence à se boursoufler.

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Et voici, le fameux Dragonnier millénaire !

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20 m de haut, 10 m de diamètre, son âge est estimé entre 1000 et 2000 ans.

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Nous voulons aller jusqu’au phare du massif du Teno,

pointe ouest de l’île.

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La route est interdite, les jours de pluie…

Le reste du temps “Vous l’empruntez à vos risques et périls”…

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Arrivée au Phare del Teno, après une route aux paysages époustouflants.

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Mer bleue, rochers rouges, euphorbes candélabres vert anis,

un beau coin pour une retraite paisible !!!

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Nous repartons sur la route “à vos risques et périls”,

pour redescendre sur la plage par la route de Masca.

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Quelque part entre le ciel et la mer !!!

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Un dernier regard au Pic du Teide …

Tenerife, c’est fini,

à bientôt sur une autre île …

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Juillet : ailleurs dans le monde

 

15 jours aux îles Canaries 

***

Voyages, Iles Canaries

Nous ne les avons pas toutes vues.

Nous avons visité : Tenerife, La Gomera et Lanzarote . 

***

 Notre principe quand nous sommes sur une île à découvrir,

c’est un jour : visite,

un jour : repos, plage ou autre …

 

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 Voici le trajet de notre première balade.

Nous voulions prendre le téléphérique assez tôt.

Nous avons donc parcouru la route jusqu’au téléphérique assez rapidement,

sans aucun arrêt photo.

(un autre passage plus calme étant prévu sur cette route)

 ***

Le volcan “El Teide” a donné son nom au Parc National ,

qui couvre aussi toute sa caldeira,

ainsi que la route des crêtes et la forêt qui l’entoure, jusqu’au village de “La Esperanza”. 

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Le Parc est classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. 

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Le “Pico del Teide”,

serait né, il y a plus de 2 millions d’années lors d’un gigantesque cataclysme,

suivi de plusieurs périodes d’éruptions, dont la dernière en 1909.

C’est la plus haute montagne d’Espagne.

Sa caldeira (16 Km de diamètre et 45 km de circonférence), est une des plus vastes de la planète …

Pour monter à son sommet (presque),

il faut prendre le téléphérique.

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La pente est raide …

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… très raide !!!

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A l’arrivée, on reste muet devant le paysage : 

on est au-dessus des nuages.

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Mais, dans notre dos s’élève “el Pico del Teide”, 3718 m.

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Nous n’irons pas jusqu’à son sommet,

car son ascension est réservée (avec autorisation écrite)

 aux grimpeurs chevronnés.

Mais nous ferons tous les chemins autorisés :

champs de lave noire, graviers de pierre ponce blanche,

obsidienne brillante, rochers ocres, rouges, cramoisis, violets …

Déconseillé aux personnes souffrant de vertige !!!

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Dans certains trous de rochers, de la glace est encore présente,

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Alors que de certains autres, s’échappent des fumerolles. 

Eteint ? Non, endormi seulement !

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 Retour à la civilisation !!!

heureusement, nous étions venus tôt …

***

Bien sûr, sur cette terre hostile, aux températures extrêmes,

il y a très peu de végétation.

La plante la plus étonnante est :

Le Tajinaste rouge (Echium Wildpretii)

endémique de Tenerife. 

Elle fait partie de la famille des boraginacées, comme notre bourrache.

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Cette plante, dont la hampe florale atteind facilement deux mètres, 

a failli disparaître.

Ses feuilles étaient le régal des troupeaux de moutons,

qui rasaient complètement la plante, l’empêchant de se reproduire.

Il a fallu interdire le pâturage sur le volcan, pour empêcher sa disparition.

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Dans les premières années de sa vie, elle ressemble à un petit yucca,

puis, pousse l’inflorescence, d’abord verte , quand les fleurs ne sont pas ouvertes …

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… puis rouge .

Ces milliers de petites fleurs éclatantes attirent les insectes, 

ce qui rend possible la pollinisation et la production d’une grande quantité de graines,

et donc la reproduction de la plante.

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Une fois les fleurs fanées, la plante meurt, laissant “un squelette”argenté.

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Un peu plus tard, et à moindre altitude, nous en avons vue une bleue superbe.

Tajinaste bleu (Echium auberianum) 

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Nous voilà dans “Las Minas de San José”,

grand espace désertique aux couleurs chaudes, au milieu d’une mer de lave noire.

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Au-dessous de 2000 m, apparaît une autre végétation :

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Las retamas del Teide (Spartocytisus supranubius)

Un magnifique genêt blanc, endémique des Canaries

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En haut, une autre légumineuse à fleurs jaunes : Adenocarpus viscosus,

uniquement sur l’île de Tenerife

En bas, Pterocephalus lasiospermus, endémique, aussi de l’île de Tenerife

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Pas beaucoup d’animaux, seuls quelques beaux lézards à ocelles bleus,

se réchauffent sur les pierres.

***

Nous sortons de la caldeira pour prendre “la Carretera dorsal” (la route des crêtes).

Très belle route, désertique, au début,

elle s’enfonce très vite dans une forêt épaisse de Pins des Canaries et d’eucalyptus,

laissant apercevoir par des trouées, la mer des deux côtés.

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Les travaux de l’agrandissement de la route,

ont fait apparaître les différentes couches du sol. 

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Sur les bas-côtés de la route,

pousse une grande variété de petites plantes grasses, très colorées.

***

Arrivée à La Laguna

(en réalité San Cristobal de La Laguna”)

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Ville très accueillante, avec ses librairies, ses galeries d’art, 

et surtout son cœur de ville complètement restauré,

et classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

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Balcons en bois, en surplomb sur la rue,

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vieilles portes,

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patios fleuris fermés par une grille, 

on se croirait plus en Andalousie qu’aux Canaries …

(A suivre !)

***

 

 

 

 

 

Un insecte rare et protégé

 

 Le Grand Capricorne (Cerambyx cerdo)

***

Trouvé sur ma table de jardin, il est assez impressionnant :

8 cm sans les antennes !!!

Et encore, c’est une femelle, les mâles ayant des antennes plus longues que le corps …

 qui peut mesurer jusqu’à 12 cm .

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 C’est un grand coléoptère, de couleur brun noir,

avec la pointe des élytres brun rouge.

C’est un animal protégé inscrit sur la liste rouge mondiale 

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Les adultes se nourrissent surtout de fruits mûrs. 

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On se croirait presque dans un film de science-fiction … Brrr !!

***

Si les adultes sont inoffensifs,

il n’en est pas de même pour leurs larves.

Une fois fécondées,

les femelles pondent leurs œufs dans les fentes de l’écorce d’un vieux chêne.

La suite est facile à comprendre :

les larves vont se nourrir du bois qui les abrite, 

jusquà devenir nymphe et ensuite adulte.

La métamorphose complète dure à peu près 4 ans …

L’adulte sort de l’arbre en creusant un trou.

Les Grands Capricornes s’installent très souvent sur des vieux chênes,

diminuant largement leur temps de survie …

***

 

Étonnant, non ?

 

Notre chatte “Maki”, buvant, comme à son habitude, à la piscine,

se mit subitement à souffler, cracher …

Visiblement, il y avait un intrus,

avec qui elle ne voulait absolument pas partager son eau préférée …

***

Et voilà l’invité surprise !

Un petit marcassin, visiblement perdu et assoiffé.

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 Après une course folle au milieu de mes massifs d’iris,

JF a fini par l’attraper.

Apeuré au début, il n’a pas résisté à une gamelle d’eau.

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Désaltéré, nous l’avons ramené dans son olivette,

où, nous l’espérons, il aura retrouvé sa mère et le reste de la portée.

Étonnant, non ?

 

*** 

 

Devinette : la réponse

 

 

Avez-vous trouvé ?

***

Régis a trouvé le premier, mais Pat n’était pas très loin …

***

Allez, découvrez mon objet !

 

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C’est tout simplement la lame d’un couteau, vu à la coutellerie :

“le Camarguais” installée à Bezouce.

Entièrement fait à la main, sur place

(les ateliers entièrement vitrés sont visibles de la boutique),

chaque couteau est unique.

Ces lames dites “lames Damas”,

sont obtenues en superposant de bandes d’acier,

de couleur différente (souvent due à leur teneur en carbone)

soudées, martelées, pliées à la manière d’une pâte feuilletée,

puis nettoyées, polies jusqu’à obtenir un effet moiré très esthétique.

L’habileté de l’artisan fait le reste …

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D’autres lames de Damas, prêtes à être montées attendent leur manche en corne,

mais aussi, en bois d’olivier, de genévrier, de bruyère, d’amourette …

 Il y en a même en résine, garnie de tissu provençal …

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Bien sûr, il existe d’autres couteaux avec des lames moins travaillées,

et donc moins onéreux,

mais cela reste un bel objet.

***

Les photos du jour : la métamorphose d’une cigale

 

Je sais que je vous en ai parlé l’année dernière,

presque jour pour jour (08/07/2012) …

Mais je ne m’en lasse pas !

***

D’abord, il y a des trous dans la terre.

 

faune,cigales

Puis la nymphe sort du trou,

et s’installe un peu en hauteur sur une branche,

une herbe, un piquet  … 

 faune,cigales

ou même, chose rare,  à terre …

faune,cigalesfaune,cigales

Sauvée in extremis des griffes d’un de mes chats,

je l’ai transportée, dans un coin du jardin, un peu plus à l’abri.

*** 

Il lui a fallu 38 mn pour trouver sa tige préférée et s’installer confortablement.

Elle n’a pas bougé pendant 45 mn.

Mais ensuite, quand la métamorphose commence tout va très vite !

D’abord, la tête de la nymphe se fend en deux,

la tête verte de la cigale sort immédiatement.

 

faune,cigales

Puis, tout le reste du corps,

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Elle déplie ses ailes lentement,

puis vient le moment de se relever …

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6mn après, les ailes sont déployées. 

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Puis, vient le temps du séchage (plusieurs heures),

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 Elle attendra pour s’envoler que ses ailes soient sèches … 

***

 Cette année, les cigales sont arrivées avec, au moins 15 jours de retard,

mais maintenant, c’est le “Baby-boum”,

il y en a partout, et c’est très facile à observer, il suffit d’un peu de patience !

Bonne recherche !

***