L’Aurore (Anthocharis cardamines)
est un joli petit papillon.
Vu de dessus, le mâle est blanc, avec le bout des ailes orange vif,
La femelle est blanche à pointes noires.
Vues de dessous, les ailes des deux sont blanches et marbrées de vert.
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C’est la première année que j’en vois aux Garrigues Basses.
D’habitude, il y a, en abondance, son cousin :
L’Aurore de Provence (Anthocharis euphenoides)
Le mâle est jaune vif, aux bouts des ailes orange vif.
la femelle est blanche avec le bout des ailes « vieil or ».
Comme pour l’Aurore, les ailes vues de dessous sont marbrées de vert.
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Ces deux papillons appartiennent à la famille des Piérides.
Mais n’ayez pas de souci pour votre potager :
aux choux ou aux navets, ils préfèrent les crucifères sauvages.
Les chenilles de l’Aurore de Provence
ne s’attaquent qu’aux fleurs et aux fruits de
la Biscutelle (Biscutella laevigata)
(Tiens, la revoilà !)
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Cycle de vie de l’Aurore de Provence

Femelle prise en flagrant délit de gourmandise, alors qu’elle est en train de pondre.
Les œufs fraîchement pondus, sont blancs et lisses.
Ils sont toujours placés, un à un, sur le panicule floral.


En vieillissant, ils vont foncer jusqu’à l’orange brique.
Des côtes longitudinales vont apparaître.

5/6 jours après la ponte, les petites chenilles vont éclore.
Elles sont presque transparentes, marquées de petits points noirs.
La voilà à maturité, prête à se mettre en chrysalide .
(photo prise l’année dernière, ainsi que celles qui suivent)
La chrysalide est vraiment « ceinturée » à la tige par un fil de soie.
Une femelle est née !
Aussitôt relachée dans la nature.
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Cette espèce, l’Aurore de Provence (Anthocharis euphenoides), est monophage,
c’est-à-dire qu’elle ne se nourrit que d’une seule espèce de plante.
Sa survie est dépendante de la présence de la Biscutelle (Biscutella laevigata).
qui, en outre accueille d’autres espèces de papillons,
comme la Piéride de la Biscutelle (Euchloe crameri)
et à l’occasion, l’Aurore (Anthocharis cardamines).
d’où l’importance de conserver cette plante apparemment insignifiante…
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« Bonjour, je suis tombée en arrêt devant vos magnifiques photos d’écorces d’arbres. Je cherchais en fait à « nommer » une écorces rencontrée il y a des années (le kapokier) et Google m’a mis sur votre page de blog du 15 septembre dernier. Je fais aussi de la photo d’écorces et vous pouvez aller voir mon site, surtout la rubrique « actualités » car le reste n’est pas très à jour … Est-ce vous qui avez voyagé ? J’aime beaucoup aussi les photos prises au Lédenon. Je transmets votre lien à mes amis « écorciens » et amis de la nature. Merci encore pour votre blog. DW »
Bien cordialement,