Les papillons qui hibernent au stade « Nymphe » (chrysalide)
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En général, les papillons de jour, suspendent et accrochent leur chrysalide,
sur une une tige de leur plante favorite, à l’aide de leurs fils de soie.
C’est ainsi que les chrysalides des générations hivernales passent l’hiver.
Voici quelques exemples.
Le Machaon (Papilio machaon)

Sa chysalide va passer l’hiver « ficelée » sur une tige séchée de fenouil.
Elle peut aussi se « coller » sur une pierre.
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Le Flambé (Iphiclides podalirius)

Sa chrysalide est juste suspendue à une tige de prunellier, par quelques fils de soie.
Elle est libre, bouge avec le vent, comme une vulgaire feuille morte.
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L’Aurore de Provence (Anthocharis euphenoides)
Aurore de Provence mâle, sur Biscutelle (Biscutella laevigata)
Aurore de Provence femelle
Sa chrysalide est accrochée sur une tige sèche de biscutelle, souvent près du sol.
Très mince et allongée, elle peut être confondue,
par d’éventuels prédateurs, avec une grosse épine.
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Les Sphinx, papillons de nuit, ont une autre technique.
A la fin de l’été, leurs chenilles, s’enfoncent sous les feuilles et même dans la terre,
et se nymphosent, dans un cocon résistant.
Exemple :
Le Sphinx de l’euphorbe (Hyles euphorbiae)
Sa chrysalide est à peine enterrée sous les feuilles.
D’autres Sphinx, plus fragiles, meurent à ce stade, lors de fortes gelées.
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Autre technique :
Le Grand Paon-de-nuit (Saturnia pyri)
La chenille se nymphose, dans un gros cocon en forme de poire, très résistant, souvent solidement accroché sur le tronc de l’arbre favori, pommiers, amandiers.
Cette nymphose peut durer deux ou trois ans …
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Juste un petit merci pour tout ce que j’apprends ici.