La cardère sauvage

On l’appelle souvent « chardon », mais ce n’en est pas un .
Les vrais chardons appartiennent à la famille des composées (comme les pissenlits, pâquerettes, leuzée à cône…).
La cardère appartient à la famille des dipsacacées .
C’est une plante sauvage, originaire du bassin méditerranéen, qui peut mesurer jusqu’à 2 m.


Toute la plante est couverte d’aiguillons : la tige, les feuilles, le capitule floral.

Remarquez les aiguillons sur les bractées qui protègent les fleurs…

… ainsi que ceux de la nervure dorsale des feuilles.

Les feuilles sont coriaces, lancéolées, opposées et soudées à leur base, créant ainsi un petit réservoir recueillant l’eau de pluie, ce qui attire oiseaux et insectes.
Cette particularité a donné le nom à sa famille botanique :
Dipsacacées vient du grec « dipsaô » qui veut dire « guérir la soif » .
Elle lui aussi donné des noms populaires comme : « Cabaret des oiseaux »ou « Lavoir de Vénus »

La floraison est particulière.
Les fleurs apparaissent d’abord au centre, formant ainsi une couronne mauve pâle.

Elles fleurissent ensuite, de chaque côté, vers le haut et vers le bas en même temps, formant ainsi deux couronnes parallèles, et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes se soient épanouies.

Chaque espace du capitule floral donne naissance à une fleur.




Quand toutes les fleurs sont fanées, il reste le capitule floral, qui séché, sert souvent à faire des bouquets secs.

Si on coupe un capitule fané, on peut voir, dans chaque espace occupé avant par les fleurs, les graines en formation.
Celles-ci font le bonheur des oiseaux comme les chardonnerets.
La cardère sauvage pousse au bord des chemins, dans les fossés ou les terrains vagues.
___________________
On dit souvent, qu’elle servait à carder la laine, mais ….
C’est une autre histoire que je vous raconterai une autre fois …
A bientôt !