D’une année à l’autre …

Que c’est-il passé le 28 Février 2018 ???

Souvenez-vous !!!

Grosse chute de neige à Lédenon et ailleurs !!!

Route nationale qui relie Lédenon à Nîmes …

Dans la garrigue c’est pire … Mais c’est beau !!!

Les chats sont fous et sautent partout …

Doudou, Maki, Mahi-Mahi et Pas-à-nous jouent sur la piscine gelée …

(Pas-à-nous est un chat abandonné en garrigue qui s’est installé chez nous … d’où son nom un peu bizarre …)

Quant à Churros, il s’interroge … » Est-ce que ça va durer longtemps ???

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Et aujourd’hui, 28 Février 2019 ?

Le printemps est bien là !!!

Globulaires alypum, petites narcisses et premières orchidées sont là …

Cognassiers du Japon et amandiers sont en fleurs …

… ainsi que les euphorbes du jardin …

Les premiers pollinisateurs arrivent …

Citron de Provence, Argus vert, Vulcain et Tircis commencent à butiner …

Les pigeons ramiers chantent en haut des arbres …

Et les premiers petits lézards des murailles sortent prendre le soleil .

Et les chats, me direz-vous ?

Pas-à-nous se balade, neige a fait son lit sous le cognassier, Myrtille dort sur la terrasse …

Lait de Coco, Maori, Kréole et Doudou font la sieste autour de la maison …

Quelle belle vie !!!

Comptage des oiseaux …

Avez-vous compté les oiseaux de votre jardin ?

Avez-vous rempli les fiches de comptage de la LPO ?

En avez-vous trouvé beaucoup ?

Moi oui !!!

Voici mes fiches de comptage remplies.

(Quand le rond est vide c’est que je n’ai pas vu l’oiseau en question)

Soit 17 espèces différentes en tout !!!

Et encore parce que j’ai suivi scrupuleusement les instructions de la LPO, car plus tard, dans l’après-midi, j’ai pu observer 11 fauvettes mélanocéphales, qui sont arrivées sur mon thuya doré …

Pour faire simple, alors que la fauvette a une calotte noire ( noire pour le mâle et rousse pour la femelle), qui couvre juste le dessus de la tête, la fauvette mélanocéphale a un casque ( noir pour le mâle et de couleur rousse pour la femelle), qui descend jusque sous l’oeil … rouge très beau … La voilà !

Un autre champignon des garrigues …

Bonjour, de retour de quelques jours de balade, je retrouve ma garrigue …

Petit tour sous les chênes verts et …

Il y a encore quelques champignons : les dernières girolles, 

mais aussi une autre espèce : le Pied bleu.

(Lepista nuda)

Le Pied Bleu ou Tricholome pied bleu,

pousse souvent en groupe, formant des  « ronds de sorcière ».

On le trouve  sous les chênes verts,

au milieu des brindilles et des feuilles mortes.

Son pied est assez épais, souvent renflé à la base.

Comme son nom l’indique, il est de couleur gris sale teinté de bleu violacé.

A la coupe, on constate qu’il est creux.

Pour le ramassage, il vaut mieux le trancher avec un couteau, sinon (comme sur ma photo) on arrache le mycélium, ce qui peut compromettre les récoltes futures.

Le chapeau est lisse, beige clair nuancé de brun et de violacé

Les lamelles sont serrées, d’un beau violet soutenu.

Après l’avoir fait rissoler dans du beurre, vous pouvez le préparer en omelette ou l’ajouter à un plat en sauce …

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Il peut être confondu avec d’autres champignons violets,

comme ce Cortinaire violacé

aux lamelles plus espacées,

et au pied plein et non creux.

Lamelles et pied sont souvent tachés de rouille, 

couleur donnée par la sporée.

Non toxique, il peut être indigeste,

et  n’a aucune valeur gustative.

 

 

 

La trouvaille du jour … suite

Souvenez-vous !

Le 16 Octobre je vous montrais une super chenille !

La chenille du Sphinx du laurier rose.

Installée dans une boîte transparente,  elle s’était, dans la journée , enterrée dans la litière de feuilles mortes installée sur le fond .

D’abord, elle s’était transformée en un gros ver blanc.

Puis, en l’espace de quelques jours, le gros ver blanc s’était transformé en chrysalide.

A partir de ce moment, tous les matins, au réveil, je surveillais la boîte … Rien ! Jusqu’à Mardi 20 Novembre … le papillon était là sur le bord de la boîte.

 

Après quelques photos, ses ailes n’étant pas encore totalement dépliées,

et pensant qu’il était peut-être à l’étroit dans sa boîte, nous l’avons sorti,

avec beaucoup de précautions… Et déposé sur mes lauriers-roses …

Il est resté assez longtemps sans bouger, puis au bout de la troisième visite,

il n’était plus là !!! Envolé !!!

Dans le fond de la boîte, dans la litière,

il ne restait que la chrysalide vide …

 

 

Deux champignons des garrigues …

J’ai enfin trouvé quelques girolles !

Oh, pas beaucoup, mais assez pour faire une petite omelette !

Mais c’est mieux qu’il y a deux jours où après avoir inspecté toutes mes mates de chênes verts, et autres endroits (secrets !) je suis revenue à la maison, avec une girolle, un griset et un joli bolet, qui s’est avéré véreux … à la coupe … Désespérant !

Et voilà ma récolte du jour !

De belles girolles, à peine jaunes, bien fermes, de 6 à 7 cm de haut …

faciles à reconnaître avec le dessous des chapeaux sans lamelles mais simplement plissés, plis qui descendent sur le pied.

A cuire dans du beurre chaud,  jetées dans une omelette,

ou glissées sur des tartines de pain de campagne grillées …

Il n’est pas interdit d’ajouter un peu de crème fraîche …

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A ne pas confondre avec le Clitocybe de l’olivier

(appelé aussi Pleurote de l’olivier).

Grand champignon, d’une couleur orangée très foncée, avec le dessous du chapeau couvert de belles lamelles oranges. C’est vrai qu’il pousse souvent au pied des oliviers … mais pas toujours, on peut le trouver au milieu d’un champ et en bordure des groupes de chênes verts …

Alors attention ! car il est très toxique …

Si vous vous trompez,

c’est dérangements intestinaux assurés …

et plus, si mauvaise affinité …

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Au fait on écrit « girolle ou girole ?

La majorité d’entre nous ont appris « girolle » avec 2L,

mais on admet aussi « girole », avec un seul L,

depuis la simplification de l’orthographe …

 

Une belle couleur jaune orangé …

 

De loin, j’ai cru que j’avais trouvé des girolles …

Mais non !

Accroché sur le tronc d’un vieil amandier, en fin de vie,

ce n’était qu’un champignon parasite .

Un dangereux parasite qui s’attaque à de nombreux feuillus : chênes, châtaigniers, cerisiers, pommiers, amandiers …

Il n’a pas vraiment de pied, seul le chapeau en éventail est bien visible.

Sa chair jaune soufre et ferme quand il est jeune, passe rapidement  au jaune orangé puis au brun en devenant poudreuse.

Il peut y avoir plusieurs sur le tronc, disposés « en étage »,

du plus bel effet …

 

Un arbre attaqué meurt très rapidement .

Le Polypore soufré (Laetiporus sulphureus)

« mange » l’arbre de l’intérieur, ne laissant que l’écorce …

L’arbre, apparement sain, finit par s’écraser au sol sans prévenir.

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Dans certains pays, il est considéré comme comestible,

il aurait un bon goût de poulet …

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Il intéresse aussi les scientifiques  pour ses propriétés anti-microbiennes, qui pourraient être utiles dans l’industrie pharmaceutique …

(à suivre …)

 

Une rencontre inattendue …

En ce moment, aux Garrigues Basses de Lédenon,

c’est la période du ramassage des olives .

Donc, hier, avant la pluie … j’étais dans mes oliviers, avec mon panier …

Et subitement, sur une branche, devant mes yeux, il y avait ça !!!

 

J’ai failli la « cueillir » et l’écraser … quel dommage !

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J’ai déjà fait un article … Une autre année …

C’est la chenille du Sphinx « Tête de Mort » … si grosse, si grande, (elle mesure 11cm), si belle …

C’est une chenille qui peut avoir plusieurs couleurs .

La première que j’avais trouvée sous mes lilas avait une couleur dominante jaune, celle-là est bien verte , il en existe une forme brune,

mais toutes ont ces rayures bleues et blanches, formant un V sur le dos.

Elles se nourrissent de feuilles de lilas, de seringas, de lauriers-roses, d’oliviers,

mais aussi  de pommes de terre …

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Comme toutes les chenilles de sphinx, elle va bientôt s’enterrer, dans une litière faite de terre et de feuilles mortes.

Elle s’y transformera en chrysalide,

d’où sortira un énorme papillon.

à suivre …