Avril : ailleurs dans le monde…

 

Avril au Sultanat d’Oman

*** 

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Oman  est un pays du Moyen-Orient, situé au sud de la Péninsule d’Arabie.

Les pays frontaliers sont le Yémen, au Sud-Ouest,

l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis , au Nord.

Le reste est bordé par la Mer d’Arabie, au Sud et Sud-Est,

et par le golfe d’Oman, à l’Est.

Le pays a du pétrole (un peu !), mais beaucoup de gaz.

***

  Bien avant le pétrole et le gaz, la première richesse d’Oman a été l’encens..

Des prêtres égyptiens, aux grecs, aux romains, en passant par les Rois Mages, tous l’utilisaient.

Nulle prière, nulle fête, sans brûleur à encens.

***

L’arbre à encens (Boswellia sacra),

petit arbre malingre, rabougri et torturé ne pousse que dans le désert du Dhofar,

et nulle part ailleurs dans le monde.

L’arbre a besoin de souffrir :

beaucoup de soleil, du vent, très peu d’eau, et les cailloux du désert.

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Dès l’âge de trois ans, son écorce est entaillée.

Elle libère alors une résine blanche, qui doit sécher sur l’arbre 14 jours.

Elle se transforme petit à petit en cristaux blancs.

Aussitôt récoltés, on entaille à nouveau l’arbre,

et ceci du mois de Mars à la période de la mousson (Juin/Juillet).

Un arbre peut supporter jusqu’à trente entailles.

On le laisse ensuite se reposer deux ans.

Il produit de 10 à 20Kg de cristaux par saison.

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 A cette époque, Oman envoyait plus de 3000 tonnes d’encens

vers les pays de la Méditerranée et de l’Océan Indien.

Il était acheminé par des caravanes de dromadaires,

à travers le Désert d’Arabie jusqu’au port de Gaza,

puis par bateaux vers l’Egypte, l’Empire romain, la Grèce et la Perse.

Jamais les Omanais n’ont révélé l’origine de l’encens.

Ses cristaux étaient entourés de mystère,

et ils étaient devenus un des produits les plus recherchés du monde antique,

avec une valeur plus forte que celle de l’or.

Il y eut aussi une route maritime, en passant par la Mer Rouge,

et une autre en traversant l’Océan Indien, pour aller jusqu’en Inde.

Ce commerce a prospéré jusqu’au IIème siècle de notre ére,

et a servi à d’autres échanges commerciaux :

 bois rares, épices, soies, or …

***

L’autre richesse du Sultanat d’Oman, c’est la mer … 

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Pêche, commerce, chantiers de construction de boutres, (les Dhows)

toutes les activités de la région de Sour étaient tournées vers la mer.

La région connut une grande prospérité jusqu’au XIXème siècle,

le commerce s’étant étendu jusqu’en Afrique, par l’île de Zanzibar,

et ceci jusqu’à l’arrivée des bateaux à vapeur.

Aujourd’hui, les chantiers existent toujours,

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mais ils font surtout des réparations,

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ou des commandes pour des particuliers fortunés.

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***

Les paysages du Sultanat d’Oman sont très variés :

plages immenses, déserts parsemés d’oasis, chaînes de montagne jusqu’à 3000m …

Cela a conduit le Sultan, craignant la fin du pétrole, à développer le secteur du tourisme.

***

Mais voilà, ici, on n’est pas à Dubaï !!!

Développer le tourisme : oui,

mais sans gâcher l’authenticité du pays.

Les décisions ont été prises dans le bon ordre :

 D’abord, faire un point zéro :

–  Inventorier  tout ce qu’il y a à protéger (paysages, faune, flore,)

ou à restaurer (vieux forts, ports enlisés)

– Préserver le mode de vie des habitants.

Une fois cette étude réalisée,

– le Sultan va créer des réserves naturelles,

– commencer des programmes de fouilles pour retrouver le port de Salalah,

– contacter l’UNESCO pour la restauration des forts.

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Les grandes routes seront dessinées en évitant les réserves, et le patrimoine construit.

***

Quelques paysages 

  

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*** 

Les portes d’Oman

Qu’elles soient des entrées de forts ou de maisons de particuliers,

elles sont toutes sculptées, gravées,

souvent travaillées par le propriètaire,

fier de vous l’ouvrir pour mieux vous la montrer.

L’accueil est toujours chaleureux.

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***

Bien que la majorité du pays soit ou désertique ou montagneux,

l’agriculture tient une grande place.

D’abord, par la production de dattes.

60% des terres cultivables sont des palmeraies.

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Ensuite par la production de roses (Rose de Damas) :

– en boutons séchés, pour les infusions, 

– pour la production d’Eau de Rose,

– pour la parfumerie.

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Le reste de la terre cultivable est à usage familial :

légumes, arbres fruitiers, céréales, épices sont produits suffisamment pour nourrir le pays.

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 tout cela grâce à une intelligente gestion du sol et de l’eau.

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Comme dans nos Cévennes ou en Provence,

toutes les montagnes sont cultivées en terrasses,

chaque étage est divisé en parcelles.

Aucun espace n’est perdu.

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Pour la gestion de l’eau, c’est un autre problème !

Les Omanais ont inventé un système d’irrigation

qui, non seulement, permet un partage équitable de l’eau,

mais évite surtout son gaspillage.

La chance d’Oman, c’est d’avoir des sources et des trous d’eau.

Le système d’irrigation (le « falaj ») est simple :

canaliser l’eau et la conduire par gravité, souvent sur des kilomètres,

pour alimenter maisons et jardins.

Des fouilles archéologiques récentes permettent de penser

que ces systèmes d’irrigation existaient déjà en 2500 AV. J-C.

L’originalité réside dans la façon de partager l’eau.

Chaque village avait son « falaj » (qui en arabe veut dire « diviser en parts »).

Les gens du village désignaient « le chef du falaj ».

Tous les matins, après une visite minutieuse des parcelles, ce « Maître de l’eau »,

choisissait celles qui avaient besoin d’être arrosées.

Il n’y avait pas de contestation possible !

On estime à 3000 le nombre de ces réseaux d’irrigation qui fonctionnent encore de nos jours.

 

L’eau circule partout depuis les sommets où se trouvent les sources,

jusqu’aux palmeraies dans les vallées, en passant par tous les jardins en terrasse. 

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 Le « falaj » est toujours entretenu, même dans les villages abandonnés.

Cinq « falaj » parmi les plus anciens, ont été inscrits, en 2006,

au Patrimoine Mondial de L’UNESCO.

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Le tourisme

Qui dit « tourisme » dit « hôtels ».

Ici, pas de grande tour, les hôtels encore peu nombreux,

se font discrets soit dans des criques en bord de mer,

soit contre la plage, noyés dans la verdure.

Leur luxe, c’est l’espace !

 

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Des petites maisons cachées sous les palmiers,

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Des herbes folles pour stabiliser les dunes, jusqu’à la mer,

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Des espaces de détente … 

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On est bien !

Faites de beaux rêves …

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Mars : ailleurs dans le monde …

Mars aux Maldives

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Les Maldives sont constituées de

1190 îles coraliennes, regroupées dans 26 atolls naturels,

– étalés sur 90000 Km2,

– dans l’Océan Indien,

– au Sud Ouest de l’Inde et du Ski Lanka.

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Phénomène particulier aux Maldives :

des petits atolls ont surgi au cœur des atolls principaux,

créant autant de nouveaux récifs coraliens.

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 Qu’est ce qu’un atoll ?

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Le mot « Atoll » est le seul mot maldivien (« Atholhu » en Dhivehi, langue des Maldives),

qu’on emploie dans le monde entier.

Un atoll est une île coralienne en forme d’anneau, entourant un lagon.

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Mais comment se forme un atoll ?

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– Vous prenez un volcan sous-marin,

– Choisissez-le dans des eaux chaudes, sous les tropiques, c’est l’idéal.

– Laissez-le pousser longtemps… très longtemps,

jusqu’à ce qu’il sorte de l’eau et qu’il forme une île.

– Ensuite, attendez ! Le temps travaille pour vous.

 

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– D’abord, naturellement, du corail va venir s’accrocher autour de l’île,

à la limite de l’eau, créant petit à petit un récif coralien, (ici en mauve).

 

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                                                                                                                                 (d’après des croquis de Wikipédia)   

– Le volcan qui s’est éteint depuis longtemps, va diminuer lentement.

– D’abord parce que la plaque océanique où il reposait, s’enfonce,

– Ensuite, comme toute montagne, parce qu’il subit l’érosion du vent, de la pluie…

Certains disparaissent complètement.

Si la quantité de corail installé est assez importante, il va se former une barrière coralienne,

souvent en forme d’anneau.

Les atolls les plus grands se trouvent dans le Pacifique, dont certains en Polynésie française.

***

C’est la théorie de Darwin,

sauf qu’aux Maldives, on n’a jamais trouvé de trace d’activité volcanique.

Les géologues cherchent encore, et ont émis plusieurs hypothèses… à suivre.

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Sur les 1190 îles des Maldives, 285 seulement sont occupées.

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86 (mais cela augmente tous les ans), sont des îles hôtels, uniquement consacrées au tourisme,

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199 sont habitées par des maldiviens, qui vivent principalement de la pêche.

Poissons, mollusques et crustacés, sont vendus dans les hôtels proches.

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Le tourisme est la principale ressource économique du pays.

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Que viennent chercher les touristes ?

Le soleil, la mer, mais surtout une faune marine exceptionnelle.

Les autorités, les hôtels et les habitants ont tous conscience

 que la protection du milieu sous-marin, est vitale pour eux.

– Lutte contre la pollution : les poubelles de toutes les îles sont collectées

et amenées sur « une île poubelle » où elles sont traitées.

– Lutte contre l’érosion des îles par construction de digues.

– Protection du corail :

* interdiction d’extraire du corail pour bâtir des maisons,

* Lutte contre l’acanthaster, étoile de mer qui se nourrit de corail.

– Interdiction de pêcher les tortues et les requins.

– Instauration de 15 aires marines protégées.

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Les îles hôtels, ont pour la plupart, un biologiste marin,

chargé de surveiller la faune,

de mettre en place des actions de protection

et d’éduquer les touristes, souvent friands d’informations.

Exemple :

Sur cette île, les tortues ont l’habitude de venir pondre la nuit.

La moindre trace laissée sur la plage, doit être signalée.

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Afin de les protéger du piétinement, des crabes et des oiseaux, les œufs sont ramassés,

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puis, installés à l’identique, sur la même plage, mais dans un lieu plus tranquille,

protégés des oiseaux par un filet et des crabes par des petites barrières en palmier.

Chaque nid est matérialisé et daté.

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Quand les petites tortues naissent, elles sont récupérées,

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 et placées dans une immense cage, construite dans le lagon

où elle vont grandir pendant au moins trois ans.

Elles seront ainsi à l’abri des requins.

La carapace solidifiée, d’une longueur de 25 à 30 cm, baguées,

elles seront relachées dans le lagon.

Ils arrivent ainsi à sauver 98% de la ponte.

Dans la nature, seule 1 tortue sur 1000 arrive à survivre.

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Autre exemple :

Sur une autre île hôtel, ils font des boutures de corail. 

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Ils placent des armatures métalliques dans l’océan,

en lui accrochant des petits bouts de corail.

Et ça marche !

Le corail se développe jusqu’à cacher complètement le métal.

Ils se sont aperçus aussi, qu’en envoyant un léger courant électrique dans l’armature,

le corail se développait plus rapidement… 

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Et qui dit « corail », dit « faune marine ».

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Tortues, bénitiers entr’ouverts,

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Poissons Clown jouant dans leur anémone favorite, 

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Raies,

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mais aussi l’Acanthaster, ici en version bleue, l’étoile de mer la plus dangereuse pour le corail,

mais aussi très venimeuse pour l’homme .

Dommage ! car elle est très belle.

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Un requin passe !

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Iguanes, roussettes, hérons…

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 C’est beau aussi sur terre.

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Un peu de bateau, (on les appelle les « Dhonis »)

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un petit repas,

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une petite sieste,

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un peu de plongée… 

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Bien sûr, tous ces poissons ont des noms savants,

mais les noms locaux sont bien plus sympathiques … 

Picasso, Demoiselle, Échiquier, Poisson ange, Poisson trompette, Poisson clown, Poisson papillon,

Poisson perroquet, Poisson ballon, Poisson chirurgien, Poisson bagnard, Poisson gribouillé…

noms très imagés et très comprèhensibles…

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Les journées s’écoulent calmement, loin du stress et du froid de la France.

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 Bonne nuit, et faites de beaux rêves !

 

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Février : ailleurs dans le monde (suite)

Changement de décor :

 

« Terre de Feu », Terre de glace »

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Détroit de Magellan

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Le sol spongieux est recouvert d’Acaena magellanica     

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L’île Tucker et ses pingouins de Magellan

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Petit arrêt devant le glacier Pia, dans la Cordillère de Darwin.

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Le Whisky est écossais, mais les glaçons sont naturellement chiliens…

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Encore une orchidée : la Palomita, Petite Colombe (Codonorchis lessonii)

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L’allée des glaciers :

Les glaciers portent tous des noms de pays : España, Francia, Italia, Alemania, Holanda…

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Pluie et vent violent : nous sommes au Cap Horn !

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 Notre terminus : Ushuaia, le bout du Monde …

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Bien sûr nous avions, avant le départ, calculé le kilométrage, 

et fabriqué la pancarte de Lédenon !!!

***

 

 

Février : ailleurs dans le monde

Février en Patagonie

C’est l’été austral : – 2°/- 4° la nuit, 6°/7° dans la journée.

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Parc National « Torres del Paine » (Chili),

lacs, glaciers, chutes d’eau,

on est à l’extrême sud de la Cordillère des Andes.

Le parc est classé « Réserve de la biosphère » par l’UNESCO.

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Ces montagnes sont appelées « Los Cuernos »( les Cornes).

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On ne se lasse pas de ce paysage, fascinant du lever au coucher de soleil.

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Et partout la forêt,

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des lichens, mais aussi des calcéolaires, 

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(Calceolaria uniflora)

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Zapatillo de la reina : chausson de la reine (Calceolaria biflora)

 

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des orchidées sauvages :

Orchidée des Magallanes (Chloraea magellanica)

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Orchidée blanche (Gavilea araucana)

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Et au bout de 17 Km de marche « découverte », le glacier Grey, d’un bleu irréel.

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La Patagonie, c’est aussi les « gauchos » (Cow boys, gardians …),

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qui après une balade à cheval, savent organiser des grillades géantes.

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Ces montagnes sont appelées « Las Torres » (les tours), qui ont donné son nom au parc.

Certains courageux ont tenté l’escalade, mais personne, n’est jamais arrivé au bout.

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La laguna azul « la lagune bleue »

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Ce paysage n’impressionne pas les guanacos,

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ni les cygnes sauvages.

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( à suivre…)






Janvier : ailleurs, dans le monde

En Janvier, au Chili .

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Ile de Pâques (Rapa Nui pour les polynésiens)

 

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Perdue en plein Pacifique à 3700 Km des côtes chiliennes,

l’île de Pâques  reste mystérieuse pour les scientifiques,

 l’histoire de ses grandes statues de pierre « les Moais » restant inexpliquée.

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Accueil polynésien, où les chevaux sauvages viennent boire à la piscine de l’hôtel.

(Température de l’eau de mer : 25°)

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Désert d’Atacama

 

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La Cordillère de Sel et la Vallée de la Lune.

(Température : 45°)

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A la frontière de la Bolivie, et à 4875 m d’altitude,

les lagunes salées de l’Altiplano, semblent désertiques.

(Températures : nuit 10°/Jour 40°)

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Pourtant, vigognes et flamants roses se sont adaptés à ce milieu hostile.

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Les lauriers roses

Non ! Il ne pousse pas des lauriers roses sauvages dans les garrigues de Lédenon.

Mais, une question d’un de mes amis, revenant d’un voyage en Crête, m’a donné envie de vous en  parler.

Voici son message :

« J’aimerais avoir des précisions, si tu en as , sur la profusion de lauriers roses sur l’ile de CRETE d’où nous revenons. Il y en a absolument partout le long des routes, en plaines, mais aussi en montagnes sur les pentes, le long des routes et dans les ravins, c’est très curieux et magnifique.  En majorité ils sont roses sauf aux bords des grandes routes où on en observe de blancs par moments. Ile grecque, méconnue, très intéressante qui « pisse » l’eau de partout, par des sources captées en tous lieux, ce qui donne des irrigations « goutte à goutte » même à plus de 500 mètres d’altitude pour irriguer des….. oliviers. Vraiment étonnant. Et des paysages sublimes de côtes et d’intérieurs montagneux. Amicalement. JR »

  

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Et voici ma réponse :

En ce qui concerne les lauriers roses de Crète, c’est le laurier rose sauvage, que les pépinièristes ont introduit chez nous, et qui en ont fabriqué de nombreux cultivars.
Le laurier rose sauvage ( Nerium oleander), est un arbuste qui pousse naturellement tout autour du bassin méditerranéen, de l’Afrique du Nord au sud de l’Europe , en passant par Israël, jusqu’en Asie mineure et en Iran.
En France, à l’état sauvage, on le trouve en Corse, en région PACA et en Languedoc-Roussillon.
 
C’est un arbuste rare :
il fait partie de la liste des espèces protégées sur le plan national.
 
On dit toujours, que pour qu’un laurier rose fleurisse il lui faut 
« les pieds dans l’eau et la tête au soleil »

Dans la nature il pousse dans les lits des rivières asséchées, et peut être rose, rouge ou blanc.
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 Pour compléter :
 
Tous les lauriers roses (sauvages ou cultivés) sont très toxiques.
Le feuillage, les nouvelles pousses, le bois, contiennent un jus laiteux, qui, s’il est ingéré peut provoquer des problèmes cardiaques graves.
 
On raconte même que pendant la campagne d’Espagne, 8 soldats sur 10, de l’armée napoléonienne, perdirent la vie, après avoir mangé des brochettes faites avec des branches de lauriers roses.
 
 
 Alors, prudence, si vous avez des enfants !
 
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 ( Un grand merci à Jean Robert Bidaut (dit Erebus) ancien habitant de Lédenon, et grand voyageur, pour ses superbes photos)
 
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Les euphorbes

Euphorbe, Euphorbia, Euphorbus…

C’est le roi maure Juba II qui baptisa cette plante du nom de son médecin (Euphorbus) qui l’utilisait comme « drogue » (terme employé à cette époque pour tout médicament).

Vue la toxicité des euphorbes, il lui arrivait même parfois, de soigner ses malades de façon définitive…

Les euphorbes (EUPHORBIACEES) se rencontrent sur tous les continents et dans tous les milieux (déserts, dunes, sous-bois, garrigues…)`

Elles ont des formes végétales très variées, allant de la minuscule Euphorbia maculée, rampante, aux géantes Euphorbes des Canaries qui ressemblent à des cactus.

Leur point commun ? Elles sécrètent toutes, un latex blanc très toxique qui apparaît à la moindre blessure. Son contact provoque des inflammations de la peau, des boursouflures du visage, des brûlures des yeux.

Ne pas avaler sous peine de nausées, vomissements, diarrhées …

On les sépare en deux catégories :

– Les Euphorbes tropicales

– Les Euphorbes à régions tempérées

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Les Euphorbes tropicales

On les trouve sur le continent américain, africain, à Madagascar, sur l’île de la Réunion, en Inde.

Elles sont souvent « succulentes », nom botanique des plantes grasses .

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       Poinsettia (Euphorbia pulcherrima)

– C’est l’emblème de Madagascar

– On la trouve en France, dans les jardineries, en période de Noël, sous le nom d’ Etoile de Noël.

(Madagascar-Tananarive-2005)      

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Couronne du Christ (Euphorbia Milii)

– Elle pousse aussi à Madagascar, mais on l’utilise souvent comme plante décorative ou défensive.

(Uruguay-Colonia-2010)    

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– Euphorbia stenoclada

– Endémique de Madagascar

– Arbre à tronc écailleux et à rameaux grisâtres très épineux.

 – Pas de feuilles

– Latex blanc très toxique .

– La résine du tronc sert à calfater les pirogues.

(Madagascar-Tuléar-2006)

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Euphorbia caducifolia

(Inde-Désert de Thar-2007) 

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Euphorbia leucodendron

– Tiges vertes, grasses, vert anis.

– Pas de feuilles.

– Comme toutes les euphorbes, fleurs minuscules jaune verdâtre.

(Sultanat d’Oman-Nizwa-2009) 

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 Euphorbia lactea

– Peut être confondue avec un cactus, les épines groupées par deux permettent facilement de les différencier.

– Pointes rougies par le soleil et le froid.

(Sultanat d’Oman-Jebel Akhdar-2009)

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Euphorbe bouteille (Jatropha podagrica)

– Pied renflé style baobab.

– Pousse naturellement à Madagascar.

– Ses fruits produisent de l’huile qui sert à faire des savons très parfumès.

– Récemment, les Indiens ont découvert qu’on pouvait la mélanger au gasoil et ainsi faire diminuer la consommation de pétrole . Depuis plusieurs pays se sont lancés dans sa culture intensive.

(Madagascar-Tsingy de Bemaraha-2006)

 

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Nos euphorbes des garrigues sont moins grandes, moins colorées, moins belles… Quoi que …