A quoi ça sert un arbre ?

Ce qui va suivre est une conversation libre, d’enfants de 5/6 ans, d’une section des grands d’Ecole Maternelle…

Je leur ai juste posé la question :

A quoi ça sert un arbre ?

J’écrivais le texte au fur et à mesure au tableau :

Certains l’ont écrit , sur leur cahier,

d’autres ont choisi de l’imprimer,

ou de le taper à l’ordinateur.

Il y a eu, ensuite, une séance de dessins libres … Ils étaient si expressifs qu’ils ont été exposés dans le couloir de l’école, pour que les autres classes en profitent …

Puis ils les ont tous emportés chez eux,

pour que la discussion continue à la maison …

***

2018 a été l’année des dérèglements climatiques « visibles » : sècheresse, inondations, alerte pour la faune et la flore, des espèces disparaissent …

Pourtant, on continue de détruire allègrement nos richesses naturelles …

Pourquoi ce qui est évident pour des enfants de 5 ans, ne l’est plus, pour nous, les Grands ???

En espérant que 2019 soit meilleure !!!

Quelques arbres …

 

La Poste française a fait paraître récemment un carnet de timbres

sur les arbres … du monde.

On y trouve :

le bouleau, le baobab, le cèdre du Liban, le charme,

le chêne pédonculé, le frêne, l’érable, le pin sylvestre,

le sequoia, le ginkgo biloba (appelé aussi l’arbre aux 40 écus),

l’olivier et le hêtre.

Certains sont indissociables  de l’image d’un pays,

même, si souvent ils poussent aussi ailleurs dans le monde :

  •  
  • le baobab pour Madagascar,
  • le cèdre pour le Liban,
  • le ginkgo pour la Chine,
  • le séquoia pour les grands parcs de Californie,
  • le bouleau pour les pays scandinaves,
  • l’érable à sucre pour le drapeau du Canada,
  • le pin sylvestre pour l’Europe boréale,  jusqu’en Sibérie,
  • l’olivier pour les pays méditerranéens …

Et la France ???

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Vous vous souvenez certainement de vos livres d’histoire de l’école primaire, montrant Saint Louis rendant la justice sous un chêne …

 

  

Mais quel chêne ?

Le chêne blanc, le chêne pédonculé, le chêne pubescent, le chêne liège …

Certainement, un chêne pédonculé, qui ne pousse pas naturellement

dans le Sud de la France

Dans notre région,

on trouve surtout les chênes verts ou Yeuses (Quercus ilex)

Ils poussent souvent « en matte », procurant une ombre précieuse aux petites plantes de garrigue …

Mais si on les laisse grandir, ils peuvent devenir grands et gros …

***

Les photos suivantes ne sont pas de moi.

Elles relatent le travail d’un passionné des arbres, Yves Maccagno,

qui inlassablement fait l’inventaire des arbres remarquables du Gard,

sous l’impulsion de la Société d’Etude des Sciences Naturelles du Gard.

 

 

Voici la couverture de son  premier tome,  trois autres ont suivi … les premiers en  formule papier, les autres , en ligne, entièrement gratuits .

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Presque tous les pays ont un arbre symbole .

Leur beauté, leur rareté, leur histoire, leur impact économique,  

nous font penser immédiatement à un  pays précis …

Vous êtes curieux ???

Alors, à suivre …

 

 

La trouvaille du jour … suite

Souvenez-vous !

Le 16 Octobre je vous montrais une super chenille !

La chenille du Sphinx du laurier rose.

Installée dans une boîte transparente,  elle s’était, dans la journée , enterrée dans la litière de feuilles mortes installée sur le fond .

D’abord, elle s’était transformée en un gros ver blanc.

Puis, en l’espace de quelques jours, le gros ver blanc s’était transformé en chrysalide.

A partir de ce moment, tous les matins, au réveil, je surveillais la boîte … Rien ! Jusqu’à Mardi 20 Novembre … le papillon était là sur le bord de la boîte.

 

Après quelques photos, ses ailes n’étant pas encore totalement dépliées,

et pensant qu’il était peut-être à l’étroit dans sa boîte, nous l’avons sorti,

avec beaucoup de précautions… Et déposé sur mes lauriers-roses …

Il est resté assez longtemps sans bouger, puis au bout de la troisième visite,

il n’était plus là !!! Envolé !!!

Dans le fond de la boîte, dans la litière,

il ne restait que la chrysalide vide …

 

 

Deux champignons des garrigues …

J’ai enfin trouvé quelques girolles !

Oh, pas beaucoup, mais assez pour faire une petite omelette !

Mais c’est mieux qu’il y a deux jours où après avoir inspecté toutes mes mates de chênes verts, et autres endroits (secrets !) je suis revenue à la maison, avec une girolle, un griset et un joli bolet, qui s’est avéré véreux … à la coupe … Désespérant !

Et voilà ma récolte du jour !

De belles girolles, à peine jaunes, bien fermes, de 6 à 7 cm de haut …

faciles à reconnaître avec le dessous des chapeaux sans lamelles mais simplement plissés, plis qui descendent sur le pied.

A cuire dans du beurre chaud,  jetées dans une omelette,

ou glissées sur des tartines de pain de campagne grillées …

Il n’est pas interdit d’ajouter un peu de crème fraîche …

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A ne pas confondre avec le Clitocybe de l’olivier

(appelé aussi Pleurote de l’olivier).

Grand champignon, d’une couleur orangée très foncée, avec le dessous du chapeau couvert de belles lamelles oranges. C’est vrai qu’il pousse souvent au pied des oliviers … mais pas toujours, on peut le trouver au milieu d’un champ et en bordure des groupes de chênes verts …

Alors attention ! car il est très toxique …

Si vous vous trompez,

c’est dérangements intestinaux assurés …

et plus, si mauvaise affinité …

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Au fait on écrit « girolle ou girole ?

La majorité d’entre nous ont appris « girolle » avec 2L,

mais on admet aussi « girole », avec un seul L,

depuis la simplification de l’orthographe …

 

Une belle couleur jaune orangé …

 

De loin, j’ai cru que j’avais trouvé des girolles …

Mais non !

Accroché sur le tronc d’un vieil amandier, en fin de vie,

ce n’était qu’un champignon parasite .

Un dangereux parasite qui s’attaque à de nombreux feuillus : chênes, châtaigniers, cerisiers, pommiers, amandiers …

Il n’a pas vraiment de pied, seul le chapeau en éventail est bien visible.

Sa chair jaune soufre et ferme quand il est jeune, passe rapidement  au jaune orangé puis au brun en devenant poudreuse.

Il peut y avoir plusieurs sur le tronc, disposés « en étage »,

du plus bel effet …

 

Un arbre attaqué meurt très rapidement .

Le Polypore soufré (Laetiporus sulphureus)

« mange » l’arbre de l’intérieur, ne laissant que l’écorce …

L’arbre, apparement sain, finit par s’écraser au sol sans prévenir.

***

Dans certains pays, il est considéré comme comestible,

il aurait un bon goût de poulet …

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Il intéresse aussi les scientifiques  pour ses propriétés anti-microbiennes, qui pourraient être utiles dans l’industrie pharmaceutique …

(à suivre …)

 

Une rencontre inattendue …

En ce moment, aux Garrigues Basses de Lédenon,

c’est la période du ramassage des olives .

Donc, hier, avant la pluie … j’étais dans mes oliviers, avec mon panier …

Et subitement, sur une branche, devant mes yeux, il y avait ça !!!

 

J’ai failli la « cueillir » et l’écraser … quel dommage !

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J’ai déjà fait un article … Une autre année …

C’est la chenille du Sphinx « Tête de Mort » … si grosse, si grande, (elle mesure 11cm), si belle …

C’est une chenille qui peut avoir plusieurs couleurs .

La première que j’avais trouvée sous mes lilas avait une couleur dominante jaune, celle-là est bien verte , il en existe une forme brune,

mais toutes ont ces rayures bleues et blanches, formant un V sur le dos.

Elles se nourrissent de feuilles de lilas, de seringas, de lauriers-roses, d’oliviers,

mais aussi  de pommes de terre …

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Comme toutes les chenilles de sphinx, elle va bientôt s’enterrer, dans une litière faite de terre et de feuilles mortes.

Elle s’y transformera en chrysalide,

d’où sortira un énorme papillon.

à suivre …

 

 

La trouvaille du jour …

Connaissez-vous cette chenille ?

 Elle est très grosse , de la grosseur d’un doigt masculin, et très grande … Plus de 8 cm de long.

La petite corne qui termine son corps, ne nous laisse aucun doute, c’est la chenille d’un papillon de la famille des Sphingidés …

… comme : la chenille du Sphinx de l’Euphorbe ( en haut à gauche)

ou celle du Sphinx « Tête de Mort » (en haut, à droite)

ou celle du Moro-sphinx (en bas à gauche)

ou celle du Sphinx gazé ( en bas à droite)

Toutes portent une petite corne au bout de l’abdomen.

Si vous regardez un peu sur internet, vous verrez qu’elle n’est pas toujours si foncée. Elle est longtemps verte avec de grands yeux bleus …

Là, elle est « à maturité », elle est prête à se mettre en chrysalide.

Nous l’avons installée dans une grande boite transparente, avec une bonne épaisseur de feuilles mortes et de terreau trouvés sous nos chênes verts.

Elle s’est enterrée immédiatement …

Maintenant, il faut attendre !!!

Je ne résiste pas à vous montrer le papillon, dont les couleurs rappellent étrangement les habits de camouflage de nos militaires …

(Cette photo a été prise sur le site lepinet.com, site bien connu de tous les amateurs de papillons.)

Un autre site que j’adore : les pages entomologistes d’André Lequet …

un universitaire qui sait se mettre à la portée des débutants, pourvu qu’ils soient un peu curieux …

https://www.insectes-net.fr/

Devinette … la réponse !

Vous avez tous pensé à une araignée,

mais laquelle ?

Ce n’est, bien sûr pas l’araignée elle-même,

mais sa toile, son abri, qui ressemble à un parachute inversé,

certains diront une toile de tente, un parapluie …

de 5 à 6 cm de diamètre, quand même !

La nuit, cette toile lui sert aussi de piège :

au moindre insecte qui touche un fil, la voilà qui surgit et attrape sa proie.

Enfin, elle lui sert de nid : c’est là qu’elle pond ses oeufs enfermés dans de petits cocons . La ponte a lieu à l’automne, les petits sortiront au printemps suivant.

Et voilà la bête !!!

Araignée-Clotho (Uroctea durandi)

Assez grosse, 9 à 16 mm pour la femelle,

de couleur brun/noir avec 5 taches jaunes sur l’abdomen.

Elle fréquente les prairies  sèches  et nos garrigues bien sûr.

C’est Jean-Henri Fabre qui lui a donné le nom d’Araignée-Clotho …

Clotho, dans la mythologie grecque, était la plus jeune des Moires.

(Divinités du Destin)

Clotho, surnommée « La Fileuse » était censée tisser le fil de la vie .

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Un petit papillon de nuit …

La Sylvine (Triodia sylvina)

C’est un joli papillon de nuit que l’on trouve beaucoup en ce moment, qui aime les prairies, les jardins, car sa chenille se nourrit des racines de pissenlits ou de plantains…

En cette veille d’automne, La  Sylvine a tendance à rentrer dans les maisons.

La photo représente un mâle. Les femelles sont moins colorées, plutôt grisâtres.

Les chenilles se mettent en chrysalide sous terre .