Une belle couleur jaune orangé …

 

De loin, j’ai cru que j’avais trouvé des girolles …

Mais non !

Accroché sur le tronc d’un vieil amandier, en fin de vie,

ce n’était qu’un champignon parasite .

Un dangereux parasite qui s’attaque à de nombreux feuillus : chênes, châtaigniers, cerisiers, pommiers, amandiers …

Il n’a pas vraiment de pied, seul le chapeau en éventail est bien visible.

Sa chair jaune soufre et ferme quand il est jeune, passe rapidement  au jaune orangé puis au brun en devenant poudreuse.

Il peut y avoir plusieurs sur le tronc, disposés « en étage »,

du plus bel effet …

 

Un arbre attaqué meurt très rapidement .

Le Polypore soufré (Laetiporus sulphureus)

« mange » l’arbre de l’intérieur, ne laissant que l’écorce …

L’arbre, apparement sain, finit par s’écraser au sol sans prévenir.

***

Dans certains pays, il est considéré comme comestible,

il aurait un bon goût de poulet …

***

Il intéresse aussi les scientifiques  pour ses propriétés anti-microbiennes, qui pourraient être utiles dans l’industrie pharmaceutique …

(à suivre …)

 

Une rencontre inattendue …

En ce moment, aux Garrigues Basses de Lédenon,

c’est la période du ramassage des olives .

Donc, hier, avant la pluie … j’étais dans mes oliviers, avec mon panier …

Et subitement, sur une branche, devant mes yeux, il y avait ça !!!

 

J’ai failli la « cueillir » et l’écraser … quel dommage !

***

J’ai déjà fait un article … Une autre année …

C’est la chenille du Sphinx « Tête de Mort » … si grosse, si grande, (elle mesure 11cm), si belle …

C’est une chenille qui peut avoir plusieurs couleurs .

La première que j’avais trouvée sous mes lilas avait une couleur dominante jaune, celle-là est bien verte , il en existe une forme brune,

mais toutes ont ces rayures bleues et blanches, formant un V sur le dos.

Elles se nourrissent de feuilles de lilas, de seringas, de lauriers-roses, d’oliviers,

mais aussi  de pommes de terre …

***

Comme toutes les chenilles de sphinx, elle va bientôt s’enterrer, dans une litière faite de terre et de feuilles mortes.

Elle s’y transformera en chrysalide,

d’où sortira un énorme papillon.

à suivre …

 

 

La trouvaille du jour …

 

Connaissez-vous cette chenille ?

 Elle est très grosse , de la grosseur d’un doigt masculin, et très grande … Plus de 8 cm de long.

La petite corne qui termine son corps, ne nous laisse aucun doute, c’est la chenille d’un papillon de la famille des Sphingidés …

… comme : la chenille du Sphinx de l’Euphorbe ( en haut à gauche)

ou celle du Sphinx « Tête de Mort » (en haut, à droite)

ou celle du Moro-sphinx (en bas à gauche)

ou celle du Sphinx gazé ( en bas à droite)

Toutes portent une petite corne au bout de l’abdomen.

Si vous regarder un peu sur internet, vous verrez qu’elle n’est pas toujours si foncée. Elle est longtemps verte avec de grands yeux bleus …

Là, elle est « à maturité », elle est prête à se mettre en chrysalide.

Nous l’avons installée dans une grande boite transparente, avec une bonne épaisseur de feuilles mortes et de terreau trouvés sous nos chênes verts.

Elle s’est enterrée immédiatement …

Maintenant, il faut attendre !!!

Je ne résiste pas à vous montrer le papillon, dont les couleurs rappellent étrangement les habits de camouflage de nos militaires …

(Cette photo a été prise sur le site lepinet.com, site bien connu de tous les amateurs de papillons.)

Un autre site que j’adore : les pages entomologistes d’André Lequet …

un universitaire qui sait se mettre à la portée des débutants, pourvu qu’ils soient un peu curieux …

https://www.insectes-net.fr/

Devinette … la réponse !

 

Vous avez tous pensé à une araignée,

mais laquelle ?

 

Ce n’est, bien sûr pas l’araignée elle-même,

mais sa toile, son abri, qui ressemble à un parachute inversé,

certains diront une toile de tente, un parapluie …

de 5 à 6 cm de diamètre, quand même !

La nuit, cette toile lui sert aussi de piège :

au moindre insecte qui touche un fil, la voilà qui surgit et attrape sa proie.

Enfin, elle lui sert de nid : c’est là qu’elle pond ses oeufs enfermés dans de petits cocons . La ponte a lieu à l’automne, les petits sortiront au printemps suivant.

Et voilà la bête !!!

Araignée-Clotho (Uroctea durandi)

Assez grosse, 9 à 16 mm pour la femelle,

de couleur brun/noir avec 5 taches jaunes sur l’abdomen.

Elle fréquente les prairies  sèches  et nos garrigues bien sûr.

C’est Jean-Henri Fabre qui lui a donné le nom d’Araignée-Clotho …

Clotho, dans la mythologie grecque, était la plus jeune des Moires.

(Divinités du Destin)

Clotho, surnommée « La Fileuse » était censée tisser le fil de la vie .

***

Un petit papillon de nuit …

La Sylvine (Triodia sylvina)

C’est un joli papillon de nuit que l’on trouve beaucoup en ce moment, qui aime les prairies, les jardins, car sa chenille se nourrit des racines de pissenlits ou de plantains…

En cette veille d’automne, La  Sylvine a tendance à rentrer dans les maisons.

La photo représente un mâle. Les femelles sont moins colorées, plutôt grisâtres.

Les chenilles se mettent en chrysalide sous terre .

Une deuxième génération …

Bonjour !

Le pacha à deux queues,

vous connaissez ?

Je vous en ai déjà parlé, c’est ce très beau et très grand papillon,

dont les chenilles se nourrissent de feuilles d’arbousier.

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Ailes fermées, il n’est pas mal non plus !

***

En ce moment, vous pouvez l’apercevoir,

sur des arbres fruitiers,

ou à terre,

se nourrir du jus des vieux fruits : raisins, figues …

Vous pouvez aussi l’observer sur les arbousiers, en train de pondre …

car dans le Sud de la France (et donc aux Garrigues Basses de Lédenon),

il y a une deuxième génération qui se prépare …

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Ces photos ont été prises hier :

On peut voir sur ou sous les feuilles,

– des œufs jaunes, de la ponte du jour,

– des œufs presque transparents, mais cerclés de brun,

– des œufs presque noirs .

***

Les photos suivantes ont été prises ce matin.

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Si les œufs jaunes  et ceux cerclés de brun n’ont pas changé …

l’œuf noir a disparu et a laissé sa place à une jolie petite chenille …

(Dans le cercle rouge, la trace de l’œuf disparu)

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Elle monte, elle descend, bref, elle visite son territoire …

***

Arrivera-t-elle jusqu’au printemps ?

Oui, s’il n’y a pas un trop gros gel,

et si ses prédateurs naturels la laissent tranquille …

(à suivre …)

Un petit reptile méditerranéen …

 

Aïe !

Je vois déjà une de mes fidèles lectrices,

fermer rapidement le blog, en tremblant de peur !!!

 

Mais non, tous les reptiles ne sont pas agressifs,

et surtout pas celui-là.

 

***

Un serpent ?

 

Garrigues Basses,Lédenon, Reptile, Seps strié

Garrigues Basses,Lédenon, Reptile, Seps strié

Garrigues Basses,Lédenon, Reptile, Seps strié

Cela lui ressemble bien, mais …

Regardez bien !

Garrigues Basses,Lédenon, Reptile, Seps strié

Regardez bien ce que j’ai entouré en rouge …

Ce reptile a quatre pattes …

Et les serpents n’ont pas de patte !

***

C’est tout simplement un Seps strié.

***

Le Seps strié (Chalcides striatus),

est un petit reptile de 40 à 45 cm de long,

de couleur souvent bronze.

C’est une espèce très fréquente en Espagne et au Portugal.

En France, on le trouve surtout dans la zone méditerranéenne,

où il affectionne les garrigues,

et leurs pelouses sèches,

avec thym, aphyllanthe de Montpellier et genêt d’Espagne.

Très discret, il n’est pas facile de le rencontrer,

et de pouvoir l’observer.

En général la rencontre est très furtive …

***

Ses ennemis sont nombreux :

– d’autre reptiles plus gros comme la couleuvre de Montpellier,

– des mammifères : renard, belette, putois,

– des oiseaux : hérons, rapaces …

***

Il est unique .

Impossible de le confondre avec d’autres reptiles.

Celui qui lui ressemble le plus , l’Orvet,

n’a pas de patte.

De plus, il est complètement inoffensif pour l’homme .

***

Sans rancune, Pat !!!

 

 

L’escargot et le ver luisant …

 

Le ver luisant, vous connaissez ?

Bien sûr !

C’est même très amusant de chercher leur petite lumière verte,

avec vos enfants ou petits enfants, les soirs d’été …

 

1-Lumière-Capture d’écran 2018-08-21 à 14.23.12.png

La lumière verte ?

C’est le stratagème qu’emploient les femelles,

pour attirer les mâles …

car seuls les mâles ont des ailes et peuvent se déplacer …

A lui de trouver sa femelle …

***

Le ver luisant ou Lampyre

est un insecte un peu particulier :

– le mâle est un coléoptère,

– mais la femelle reste à l’état de larve …

d’où son nom courant de « ver luisant »

 

Garrigues Basses, Escargot,Ver luisant

(Les deux photos du haut ont été trouvées sur internet)

***

Le ver luisant est donc un animal sympathique …

mais pas pour tout le monde !

Si les mâles meurent après la reproduction, sans pratiquement s’être nourris,

les larves et les femelles se nourrissent d’escargots et de limaces.

Elles piquent leur victime,

leur injecte du venin qui les paralyse,

puis des « enzymes gloutons »,

qui les liquéfient …

Elles peuvent ainsi les digérer sans problème !!!

***

Mais cela ne marche pas à tous les coups !!!

Regardez cette attaque en règle d’une femelle ver luisant sur un escargot …

 

0-Escargot-Capture d’écran 2018-08-21 à 21.29.50.png

1-Escargot-DSC04257 (1).jpg

Une fois installée sur la coquille,

elle le pique plusieurs fois …

L’escargot est sans défense,

mais résiste comme il peut …

 

2-Capture d’écran 2018-08-21 à 21.22.22.png

2B-Escargot-DSC04276 (1).jpg

3-Escargot-Capture d’écran 2018-08-21 à 21.06.03.png

Un premier échec ?

la femelle ver luisant recommence …

Encore et encore …

 

3A-DSC04280 (1).jpg

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5-Escargot 3-Capture d’écran 2018-08-21 à 21.11.07.png

6-Escargot 2-Capture d’écran 2018-08-21 à 21.08.31.png

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 Sans résultat !!!

L’escargot est vainqueur, par abandon de l’adversaire …

***

La première photo a été prise,

aux Garrigues Basses de Lédenon,

le matin à 07h51…

La dernière à 08h09 …

 

18 mn de piqûres, de morsures …

Un véritable calvaire !!!

 

***

 

Devinette : la réponse

 

 

Devinette !!!

***

 

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Daniel, JR, et Lisa ont bien reconnu une inflorescence de bananier …

Bravo !!!

***

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Petit à petit les fleurs femelles se transforment en bananes

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Le bananier, qui n’est pas un arbre, mais une plante, 

peut atteindre sept mètres de haut …

Au centre de ses feuilles, se développe un bouton floral,

qui produira un régime de bananes..

 

Il faut à peu près 4 Mois, 

pour que les fruits soient mûrs …

Le bananier a besoin pour grandir et produire,

de chaleur et d’humidité.

Il pousse surtout en Amérique centrale,  (Antilles comprises)

en Amérique du Sud,

en Indonésie, Thaïlande, Viêt Nam

et en Afrique (Tanzanie)

Après la floraison, la plante meurt.

***

Ces photos ont été prises lors de notre dernier voyage au Costa Rica .

***