A quoi ça sert un arbre ?

Ce qui va suivre est une conversation libre, d’enfants de 5/6 ans, d’une section des grands d’Ecole Maternelle…

Je leur ai juste posé la question :

A quoi ça sert un arbre ?

J’écrivais le texte au fur et à mesure au tableau :

Certains l’ont écrit , sur leur cahier,

d’autres ont choisi de l’imprimer,

ou de le taper à l’ordinateur.

Il y a eu, ensuite, une séance de dessins libres … Ils étaient si expressifs qu’ils ont été exposés dans le couloir de l’école, pour que les autres classes en profitent …

Puis ils les ont tous emportés chez eux,

pour que la discussion continue à la maison …

***

2018 a été l’année des dérèglements climatiques « visibles » : sècheresse, inondations, alerte pour la faune et la flore, des espèces disparaissent …

Pourtant, on continue de détruire allègrement nos richesses naturelles …

Pourquoi ce qui est évident pour des enfants de 5 ans, ne l’est plus, pour nous, les Grands ???

En espérant que 2019 soit meilleure !!!

le kapok, vous connaissez ?

L’Arbre à Kapok, Kapokier, Fromager, Bois coton … Pochote au Mexique, Mapou aux Antilles … le Ceiba pentandra est un arbre originaire de l’Amérique tropicale, importé par l’homme en Afrique et en Asie

L’arbre à kapok est un arbre imposant De 40 à 60 m de haut. Il s’étale au sol grâce à d’énormes contreforts

Son tronc est recouvert d’énormes épines coniques quelquefois munies de crochets …

Normalement ces fleurs sont blanches, un peu crème … (Photos internet)

Mais nous en avons photographiées des roses dans l’archipel d’Hawaï

Ces fruits sont allongés, ce qui donné au fromager le surnom

d’Arbre à saucisses

Une fois mûrs, ils s’ouvrent, laissant s’échapper leur duvet blanchâtre : le Kapok, qui permet de remplir les oreillers, les gilets de sauvetage et autres nounours en peluche …

S’il n’est pas récolté, le duvet s’envole avec le vent , recouvrant le paysage d’une couverture « neigeuse » …

mais ce qui me fascine chez cet arbre, c’est son écorce … rugueuse, épineuse …

Je vous laisse regarder …

Ici, des petites linaires des murailles (Cymbalaria muralis) …

Là des Tillandsias, plantes épiphytes, s’accrochent comme elles peuvent, entre les épines

Le reste de l’écorce est envahie de mousse et de lichens !!!

Ces dernières photos ont été prises dans la petite ville de Colonia del Sacramento (Uruguay)

C’est la plus vieille ville du pays. Elle est entourée de remparts, dont certains encore équipés de canons. Proche de l’Argentine, les Espagnols et les Portugais se la disputèrent souvent. Elle devint tour à tour espagnole, puis portugaise … plusieurs fois. Cette partie historique de la ville est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

De nos jours les vieilles maisons sont occupées par des artisans locaux …

Tissage, peinture, paniers, bois, céramique … Une petite merveille !

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J’y ai trouvé cette phrase d’un auteur chinois que j’ai beaucoup aimée …

« La moitié de la beauté dépend du paysage,

l’autre moitié de l’homme qui le regarde » …

à méditer …

La plante de caoutchouc, vous connaissez ?

C’est une plante décorative avec de belles feuilles vertes très épaisses qui est vendue en jardinerie comme plante d’appartement …

Mais savez-vous que dans la nature , cette petite plante peut devenir un arbre immense ?

Le Ficus elastica, c’est son nom en botanique, peut atteindre 30 à 40 m …

Il produit des petites figues (non comestibles), et du latex,

d’où son nom de Ficus elastica (Figuier à élastique)

Il pousse naturellement en Indonésie, Inde, Birmanie, Malaisie , mais il a été introduit dans de nombreuses régions tropicales comme l’archipel d’Hawaï, l’Amérique du Sud, les Antilles …

On le connaît surtout sous le nom de « Banyan »

Celui-ci a été photographié dans l’archipel d’Hawaï

Ce qui est le plus spectaculaire chez les Ficus ce sont leurs racines

Elles partent du tronc, et quand elles touchent le sol, elles s’enracinent, formant un nouvel arbre …

On l’appelle aussi « le figuier étrangleur » car il emprisonne tout ce qu’il y a autour de lui… Il arrive ainsi à briser des murs entiers.

Celui-ci est immense, il recouvre toute une place … Je n’en ai jamais vu d’aussi étendu. La photo a été prise à Buenos Aires dans le quartier de la Recoletta. Je suis toute petite dans mon cercle rouge …

Dans le même quartier , vers la « Plaza Francia », il y en a toute une allée …

Je vous laisse regarder …

C’est beau , non ? (à suivre …)

Niaouli, Eucalyptus, même famille ???

Ils font tous partie de la grande famille des Myrtacées, comme l’arbre à myrte, le giroflier, le Callistemon, le Manuka (dont le miel contient un antiseptique reconnu)

Tous sont originaires d’Australie Occidentale, Tasmanie comprise.

Nous avons quitté la Nouvelle Calédonie, et les eucalyptus présentés ont tous (sauf le dernier), été photographiés en Australie

Bien sûr, nous avons trouvé des Niaoulis, appelés ici « Paperbark » ( arbre à écorce de papier)

Si les arbres se ressemblent, les fleurs sont différentes. Sur les eucalyptus, les fleurs sont différentes : ici pas d’écouvillon, mais des touffes d’étamines roses ou crème, qui s’échappent d’un petit chapeau gris et coriace.

Autre différence, la taille (je devrais dire les tailles)…

S’ils mesurent moins de 10 m de hauteur, on les classe dans les « petits » ,

entre 10 et 30 m, ils sont « moyens »,

entre 30 et 60 m, on dit qu’ils sont « grands »,

les autres, qui peuvent atteindre 90 m sont considérés comme « très grands »

Voici ceux que nous avons rencontrés lors de nos différents voyages en Australie

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Région de Darwin, au Nord

Des eucalyptus au tronc blanc et lisse …

Sur certains l’écorce commence à se détacher en lambeaux

… jusqu’à laisser apparaître un tronc marron clair

Fraser Island, juste en face Brisbane

Cet arbre est appelé l’eucalyptus à gribouillages … J’adore !

Kangaroo Island, tout au Sud

Les eucalyptus qui bordent la route principale sont « habités » par des koalas, qui se nourrissent exclusivement de feuilles d’eucalyptus .

Les eucalyptus abritent bien d’autre animaux …

Comme les perroquets …

et le Kookaburra, le plus grand martin pêcheur du monde, oiseau sacré des aborigènes

La Vallée des Géants, au Sud de Perth,

à côté de la petite ville de Walpole

Sitôt entrés dans le parc, on arrive devant le Gloucester Tree.

S’il est planté tout autour de son tronc, de barres de fer, ce n’est pas pour les touristes … Mais pour l’ONF locale qui surveille les éventuels incendies du haut de ses 61 m.

Personnellement, je suis montée jusqu’à une hauteur de 4 m et vite redescendue … JF est allé bien plus haut mais pas jusqu’au sommet …

Ce parc est très bien aménagé, avec des passerelles (solides) qui survolent les grands arbres …

Vraiment très bien, malgré la forte pluie , ce jour-là

Une fois redescendus, nous refaisons le trajet, mais sur terre, grâce aux sentiers aménages qui se faufilent entre les grands arbres

Ils sont énormes et immenses !!!

Jusqu’à 90 m de hauteur !!!

Je vous laisse regarder …

Comme tous les très grands eucalyptus du parc, c’est un Karri, à ne pas confondre avec les Kauris de Nouvelle-Zélande (Agathis australis), qui, eux sont des conifères de la famille des Araucarias

Voilà un Kauri, photographié en Nouvelle Zélande,

avec son fruit en forme de « pomme de pin »

***

A part leur taille, ce qui différencie les eucalyptus, c’est leur écorce …

Elles se détachent toutes en lanières ou en plaques,

mais les couleurs !!!!

Je vous laisse regarder …

Celle-là est complètement recouverte d’un lichen d’un très beau rouge vermillon

Voici la surprenante écorce de l’eucalyptus à gribouillages …


Cette photo a été prise sur l’archipel d’Hawaï … C’est mon eucalyptus préféré .

Voilà l’Eucalyptus arc-en-ciel !

Voilà, c’est fini pour les eucalyptus !!!

à suivre …

Connaissez-vous le Niaouli ?

Le Niaouli est un arbre, originaire de la côte orientale d’Australie et de Nouvelle Calédonie

Cet arbre est indissociable de la Grande île de Nouvelle Calédonie. On le trouve partout, des zones sèches du Nord aux zones humides du Sud

Son nom latin fait allusion à une caractéristique de ses feuilles :

Melaleuca quinquenervia ( quinque pour 5 et nervia pour nervure).

les feuilles ont 5 nervures parallèles

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Tout est bon dans le Niaouli …

Ses feuilles très odorantes, sont utilisées pour la production d’une huile essentielle : le Goménol !!!

Si vous avez un certain âge (comme moi) ce nom vous dit forcément quelque chose : au moindre rhume… sirops, bonbons, huile pour les oreilles …Tout le monde avait un flacon de goménol dans sa pharmacie …

Ses belles fleurs peuvent être blanches, de couleur crème ou rouges, et permettent une bonne production de miel.

Son écorce, beige, imperméable, se divise en lambeaux …

Les calédoniens en recouvrent les toits et les murs des cases, pour les imperméabiliser

Voici la page de mon album de voyage consacrée au Niaouli …

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L’arbre fait tellement partie de la vie de Nouvelle Calédonie, que pendant la première guerre mondiale, les calédoniens sont enrôlés dans le Bataillon de tirailleurs du Pacifique … Et savez-vous comment on les appelait ???

Les Niaoulis … Tout simplement !!!

En 2014, la Poste calédonienne lui a consacré un timbre

à suivre …

Si vous voulez en savoir plus sur ce voyage, tapez « Nouvelle Calédonie » dans le rectangle de recherche … Bonne lecture !

Le baobab…

Cette photo de l’allée des baobabs de Morondava est indissociable de l’image de Madagascar


C’est le baobad de Grandidier, (Adansonia grandidieri), nom donné en hommage au botaniste et voyageur Alfred Grandidier

Les Malgaches en sont très fiers et aiment s’y promener, le soir …

Il existe 8 espèces de baobabs dans le monde : une en Afrique, une en Australie, les 6 autres ne vivent qu’à Madagascar

Sans oublier « le baobab amoureux » (Adansonia rubrostipa), résultat de deux troncs enlacés inséparables … D’où son nom

Si vous voulez en savoir plus sur le baobab, tapez « BAOBAD » dans le rectangle de recherche ou MADAGASCAR si notre voyage vous intéresse …


	

Quelques arbres …

 

La Poste française a fait paraître récemment un carnet de timbres

sur les arbres … du monde.

On y trouve :

le bouleau, le baobab, le cèdre du Liban, le charme,

le chêne pédonculé, le frêne, l’érable, le pin sylvestre,

le sequoia, le ginkgo biloba (appelé aussi l’arbre aux 40 écus),

l’olivier et le hêtre.

Certains sont indissociables  de l’image d’un pays,

même, si souvent ils poussent aussi ailleurs dans le monde :

  •  
  • le baobab pour Madagascar,
  • le cèdre pour le Liban,
  • le ginkgo pour la Chine,
  • le séquoia pour les grands parcs de Californie,
  • le bouleau pour les pays scandinaves,
  • l’érable à sucre pour le drapeau du Canada,
  • le pin sylvestre pour l’Europe boréale,  jusqu’en Sibérie,
  • l’olivier pour les pays méditerranéens …

Et la France ???

***

Vous vous souvenez certainement de vos livres d’histoire de l’école primaire, montrant Saint Louis rendant la justice sous un chêne …

 

  

Mais quel chêne ?

Le chêne blanc, le chêne pédonculé, le chêne pubescent, le chêne liège …

Certainement, un chêne pédonculé, qui ne pousse pas naturellement

dans le Sud de la France

Dans notre région,

on trouve surtout les chênes verts ou Yeuses (Quercus ilex)

Ils poussent souvent « en matte », procurant une ombre précieuse aux petites plantes de garrigue …

Mais si on les laisse grandir, ils peuvent devenir grands et gros …

***

Les photos suivantes ne sont pas de moi.

Elles relatent le travail d’un passionné des arbres, Yves Maccagno,

qui inlassablement fait l’inventaire des arbres remarquables du Gard,

sous l’impulsion de la Société d’Etude des Sciences Naturelles du Gard.

 

 

Voici la couverture de son  premier tome,  trois autres ont suivi … les premiers en  formule papier, les autres , en ligne, entièrement gratuits .

***

Presque tous les pays ont un arbre symbole .

Leur beauté, leur rareté, leur histoire, leur impact économique,  

nous font penser immédiatement à un  pays précis …

Vous êtes curieux ???

Alors, à suivre …

 

 

Un autre champignon des garrigues …

Bonjour, de retour de quelques jours de balade, je retrouve ma garrigue …

Petit tour sous les chênes verts et …

Il y a encore quelques champignons : les dernières girolles, 

mais aussi une autre espèce : le Pied bleu.

(Lepista nuda)

Le Pied Bleu ou Tricholome pied bleu,

pousse souvent en groupe, formant des  « ronds de sorcière ».

On le trouve  sous les chênes verts,

au milieu des brindilles et des feuilles mortes.

Son pied est assez épais, souvent renflé à la base.

Comme son nom l’indique, il est de couleur gris sale teinté de bleu violacé.

A la coupe, on constate qu’il est creux.

Pour le ramassage, il vaut mieux le trancher avec un couteau, sinon (comme sur ma photo) on arrache le mycélium, ce qui peut compromettre les récoltes futures.

Le chapeau est lisse, beige clair nuancé de brun et de violacé

Les lamelles sont serrées, d’un beau violet soutenu.

Après l’avoir fait rissoler dans du beurre, vous pouvez le préparer en omelette ou l’ajouter à un plat en sauce …

***

Il peut être confondu avec d’autres champignons violets,

comme ce Cortinaire violacé

aux lamelles plus espacées,

et au pied plein et non creux.

Lamelles et pied sont souvent tachés de rouille, 

couleur donnée par la sporée.

Non toxique, il peut être indigeste,

et  n’a aucune valeur gustative.

 

 

 

La trouvaille du jour … suite

Souvenez-vous !

Le 16 Octobre je vous montrais une super chenille !

La chenille du Sphinx du laurier rose.

Installée dans une boîte transparente,  elle s’était, dans la journée , enterrée dans la litière de feuilles mortes installée sur le fond .

D’abord, elle s’était transformée en un gros ver blanc.

Puis, en l’espace de quelques jours, le gros ver blanc s’était transformé en chrysalide.

A partir de ce moment, tous les matins, au réveil, je surveillais la boîte … Rien ! Jusqu’à Mardi 20 Novembre … le papillon était là sur le bord de la boîte.

 

Après quelques photos, ses ailes n’étant pas encore totalement dépliées,

et pensant qu’il était peut-être à l’étroit dans sa boîte, nous l’avons sorti,

avec beaucoup de précautions… Et déposé sur mes lauriers-roses …

Il est resté assez longtemps sans bouger, puis au bout de la troisième visite,

il n’était plus là !!! Envolé !!!

Dans le fond de la boîte, dans la litière,

il ne restait que la chrysalide vide …

 

 

Deux champignons des garrigues …

J’ai enfin trouvé quelques girolles !

Oh, pas beaucoup, mais assez pour faire une petite omelette !

Mais c’est mieux qu’il y a deux jours où après avoir inspecté toutes mes mates de chênes verts, et autres endroits (secrets !) je suis revenue à la maison, avec une girolle, un griset et un joli bolet, qui s’est avéré véreux … à la coupe … Désespérant !

Et voilà ma récolte du jour !

De belles girolles, à peine jaunes, bien fermes, de 6 à 7 cm de haut …

faciles à reconnaître avec le dessous des chapeaux sans lamelles mais simplement plissés, plis qui descendent sur le pied.

A cuire dans du beurre chaud,  jetées dans une omelette,

ou glissées sur des tartines de pain de campagne grillées …

Il n’est pas interdit d’ajouter un peu de crème fraîche …

***

A ne pas confondre avec le Clitocybe de l’olivier

(appelé aussi Pleurote de l’olivier).

Grand champignon, d’une couleur orangée très foncée, avec le dessous du chapeau couvert de belles lamelles oranges. C’est vrai qu’il pousse souvent au pied des oliviers … mais pas toujours, on peut le trouver au milieu d’un champ et en bordure des groupes de chênes verts …

Alors attention ! car il est très toxique …

Si vous vous trompez,

c’est dérangements intestinaux assurés …

et plus, si mauvaise affinité …

***

Au fait on écrit « girolle ou girole ?

La majorité d’entre nous ont appris « girolle » avec 2L,

mais on admet aussi « girole », avec un seul L,

depuis la simplification de l’orthographe …