Un autre champignon des garrigues …

Bonjour, de retour de quelques jours de balade, je retrouve ma garrigue …

Petit tour sous les chênes verts et …

Il y a encore quelques champignons : les dernières girolles, 

mais aussi une autre espèce : le Pied bleu.

(Lepista nuda)

Le Pied Bleu ou Tricholome pied bleu,

pousse souvent en groupe, formant des  « ronds de sorcière ».

On le trouve  sous les chênes verts,

au milieu des brindilles et des feuilles mortes.

Son pied est assez épais, souvent renflé à la base.

Comme son nom l’indique, il est de couleur gris sale teinté de bleu violacé.

A la coupe, on constate qu’il est creux.

Pour le ramassage, il vaut mieux le trancher avec un couteau, sinon (comme sur ma photo) on arrache le mycélium, ce qui peut compromettre les récoltes futures.

Le chapeau est lisse, beige clair nuancé de brun et de violacé

Les lamelles sont serrées, d’un beau violet soutenu.

Après l’avoir fait rissoler dans du beurre, vous pouvez le préparer en omelette ou l’ajouter à un plat en sauce …

***

Il peut être confondu avec d’autres champignons violets,

comme ce Cortinaire violacé

aux lamelles plus espacées,

et au pied plein et non creux.

Lamelles et pied sont souvent tachés de rouille, 

couleur donnée par la sporée.

Non toxique, il peut être indigeste,

et  n’a aucune valeur gustative.

 

 

 

La trouvaille du jour … suite

Souvenez-vous !

Le 16 Octobre je vous montrais une super chenille !

La chenille du Sphinx du laurier rose.

Installée dans une boîte transparente,  elle s’était, dans la journée , enterrée dans la litière de feuilles mortes installée sur le fond .

D’abord, elle s’était transformée en un gros ver blanc.

Puis, en l’espace de quelques jours, le gros ver blanc s’était transformé en chrysalide.

A partir de ce moment, tous les matins, au réveil, je surveillais la boîte … Rien ! Jusqu’à Mardi 20 Novembre … le papillon était là sur le bord de la boîte.

 

Après quelques photos, ses ailes n’étant pas encore totalement dépliées,

et pensant qu’il était peut-être à l’étroit dans sa boîte, nous l’avons sorti,

avec beaucoup de précautions… Et déposé sur mes lauriers-roses …

Il est resté assez longtemps sans bouger, puis au bout de la troisième visite,

il n’était plus là !!! Envolé !!!

Dans le fond de la boîte, dans la litière,

il ne restait que la chrysalide vide …

 

 

Deux champignons des garrigues …

J’ai enfin trouvé quelques girolles !

Oh, pas beaucoup, mais assez pour faire une petite omelette !

Mais c’est mieux qu’il y a deux jours où après avoir inspecté toutes mes mates de chênes verts, et autres endroits (secrets !) je suis revenue à la maison, avec une girolle, un griset et un joli bolet, qui s’est avéré véreux … à la coupe … Désespérant !

Et voilà ma récolte du jour !

De belles girolles, à peine jaunes, bien fermes, de 6 à 7 cm de haut …

faciles à reconnaître avec le dessous des chapeaux sans lamelles mais simplement plissés, plis qui descendent sur le pied.

A cuire dans du beurre chaud,  jetées dans une omelette,

ou glissées sur des tartines de pain de campagne grillées …

Il n’est pas interdit d’ajouter un peu de crème fraîche …

***

A ne pas confondre avec le Clitocybe de l’olivier

(appelé aussi Pleurote de l’olivier).

Grand champignon, d’une couleur orangée très foncée, avec le dessous du chapeau couvert de belles lamelles oranges. C’est vrai qu’il pousse souvent au pied des oliviers … mais pas toujours, on peut le trouver au milieu d’un champ et en bordure des groupes de chênes verts …

Alors attention ! car il est très toxique …

Si vous vous trompez,

c’est dérangements intestinaux assurés …

et plus, si mauvaise affinité …

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Au fait on écrit « girolle ou girole ?

La majorité d’entre nous ont appris « girolle » avec 2L,

mais on admet aussi « girole », avec un seul L,

depuis la simplification de l’orthographe …

 

Une belle couleur jaune orangé …

 

De loin, j’ai cru que j’avais trouvé des girolles …

Mais non !

Accroché sur le tronc d’un vieil amandier, en fin de vie,

ce n’était qu’un champignon parasite .

Un dangereux parasite qui s’attaque à de nombreux feuillus : chênes, châtaigniers, cerisiers, pommiers, amandiers …

Il n’a pas vraiment de pied, seul le chapeau en éventail est bien visible.

Sa chair jaune soufre et ferme quand il est jeune, passe rapidement  au jaune orangé puis au brun en devenant poudreuse.

Il peut y avoir plusieurs sur le tronc, disposés « en étage »,

du plus bel effet …

 

Un arbre attaqué meurt très rapidement .

Le Polypore soufré (Laetiporus sulphureus)

« mange » l’arbre de l’intérieur, ne laissant que l’écorce …

L’arbre, apparement sain, finit par s’écraser au sol sans prévenir.

***

Dans certains pays, il est considéré comme comestible,

il aurait un bon goût de poulet …

***

Il intéresse aussi les scientifiques  pour ses propriétés anti-microbiennes, qui pourraient être utiles dans l’industrie pharmaceutique …

(à suivre …)

 

Une rencontre inattendue …

En ce moment, aux Garrigues Basses de Lédenon,

c’est la période du ramassage des olives .

Donc, hier, avant la pluie … j’étais dans mes oliviers, avec mon panier …

Et subitement, sur une branche, devant mes yeux, il y avait ça !!!

 

J’ai failli la « cueillir » et l’écraser … quel dommage !

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J’ai déjà fait un article … Une autre année …

C’est la chenille du Sphinx « Tête de Mort » … si grosse, si grande, (elle mesure 11cm), si belle …

C’est une chenille qui peut avoir plusieurs couleurs .

La première que j’avais trouvée sous mes lilas avait une couleur dominante jaune, celle-là est bien verte , il en existe une forme brune,

mais toutes ont ces rayures bleues et blanches, formant un V sur le dos.

Elles se nourrissent de feuilles de lilas, de seringas, de lauriers-roses, d’oliviers,

mais aussi  de pommes de terre …

***

Comme toutes les chenilles de sphinx, elle va bientôt s’enterrer, dans une litière faite de terre et de feuilles mortes.

Elle s’y transformera en chrysalide,

d’où sortira un énorme papillon.

à suivre …

 

 

Un petit rectangle de papier …

     Vous savez tous que le mois de Novembre est le mois « sans tabac ».

Les médias en ont beaucoup parlé !

Personnellement, je ne fume pas et je n’ai jamais fumé.

Et si JF fumait depuis qu’il était ado, il s’est arrêté net, quand je suis rentrée de la maternité avec notre premier bébé. Surprise, mais ravie de cette décision radicale, je pensais qu’il ne tiendrait pas longtemps …

Et bien non, il n’a plus jamais fumé …

***

Mais je ne suis pas là pour faire la morale,

chacun est responsable de ses actes.

Aujourd’hui, je vais vous raconter une petite histoire, qui m’a amusée quand je l’ai lue pour la première fois.

***

Nous sommes au XVIè siècle .

Si le tabac est connu depuis la découverte de l’Amérique, ramené en Europe par les Conquistadors, il est surtout prisé, mastiqué, ou fumé à la pipe . A cette époque on fume aussi le cigare. Le tabac est enroulé dans des feuilles de maïs.

Ce n’est qu’au XVIIè siècle que la feuille de maïs va, petit à petit, être remplacée par des feuilles de papier fin.

La cigarette à rouler était née.

***

Jean Bardou (né en 1799), un industriel perpignanais, observe le manège des fumeurs en train de « rouler » leur cigarette.

A cette époque, si le papier à cigarettes existe, il est vendu en grandes feuilles … Chacun doit couper son morceau de papier, à la dimension qu’il souhaite . Jean Bardou a alors une idée géniale : fabriquer des petits carnets de papier à cigarettes contenant des petites feuilles prédécoupées.

Son fils, justement, travaille en Espagne, dans une entreprise de fabrication de ce fameux papier.

Il s’associe avec lui et monte son entreprise.

Sur la couverture de chaque carnet, il appose ses initiales, juste séparées par une petite étoile.

Ce petit carnet a un succès fou !

Il décide de remplacer la petite étoile par les armoiries de Perpignan,

SA ville !

Puis, pour des raisons qu’on ignore, (peut-être des difficultés d’impression), il enlève le dessin des armoiries de Perpignan, ne gardant que le losange.

Quand les fumeurs viennent acheter un paquet de feuilles à rouler, ils demandent un « paquet JOB »

 

Jean Bardou finit par déposer la marque JOB …

A cette époque, il est de bon ton de fumer …

Les hommes fument, mais les femmes aussi :

une femme qui fume est une femme libérée …

D’ailleurs les affiches publicitaires montrent « une femme qui fume « 

 

Ce petit carnet fera la fortune de la famille !

***

 

 

Sortir ce week-end ???

D’abord, grande nouvelle, le blog fonctionne à nouveau !!!

Nous sommes arrivés à replacer toutes les photos à leur place !

J’espère que cette fois, cela sera définitif !!!

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Voilà l’article du jour !

Ce n’est pas dans mes habitudes de faire de la pub, mais je vais faire une exception, pour vous signaler un petit salon artisanal que j’aime bien.

Rencontres des Métiers d’art, c’est à Pernes-les-Fontaines , dans le Vaucluse, entre Carpentras et l’Isle-sur-la-Sorgue.

Et c’est ce week end !

C’est un salon qui a lieu tous les ans

.

 

 

 

Le Centre Culturel « des Augustins » doit son nom à son emplacement sur l’ancienne église du Monastère des Augustins.

Après une sérieuse restauration, il devient le Centre culturel de Pernes-les-Fontaines : réunions, manifestations et notre salon artisanal.

Ce salon accueille des artisans de la région, et ce qui est intéressant c’est bien sûr, de voir leurs produits finis, mais surtout de les voir travailler.

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Toutes les matières sont représentées :

 

l’osier avec des tressages originaux,

Le bois, artistique et utilitaire,

La terre,

D’ inattendus cadres en carton,

de très beaux couteaux…

Des métiers « anciens » remis au goût du jour

Une rempailleuse de chaises,

Un doreur et son travail minutieux,

Un horloger qui peut réparer vos montres, horloges, pendules,

et toutes les mécaniques du temps…

 

Le travail qui m’a toujours  intriguée, est celui de La Forge, avec ses portails, rampes d’escaliers, portes … Un vrai travail d’orfèvre !

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Et bien sûr …

Il y a les bijoux …

Or, Argent, pierres,

mais aussi des plumes …

le travail est vraiment impressionnant …

 

Et puis, il y a Sara Bran …

J’allais dire hors concours …

tant son travail est unique : scier, percer le métal jusqu’à reproduire un effet de dentelle précieuse.

Son métier : dentelière sur or !!!

car, à ses débuts, elle s’est inspirée de vieilles dentelles au point d’Alençon !

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Ne quittez pas Pernes-les-Fontaines, sans faire un tour dans ses ruelles : vieilles portes, lavoir ancien,

 

Son joli clocheton et son chat …

Vous pouvez aussi, vous amuser à chercher les fontaines …

Il y en a une quarantaine …

Toutes les photos sont, soit personnelles (d’une autre année),

soit prises sur le site des artisans cités.

(j’espère qu’ils ne m’en voudront pas trop pour avoir utilisé leurs photos)

Si vous voulez en savoir plus, voici leur site officiel

http://www.rencontresmetiersdart.com

Problèmes (encore !) du blog

Vous avez peut-être constaté que toutes les anciennes photos, postées sur le blog Midi Libre avaient été supprimées …

Explication : elles étaient restées sur le serveur Midi Libre, et quand ce serveur a été fermé, les photos ont été fermées avec …

Or, mon blog, sans photos perd tout son intérêt .

Après cette mauvaise surprise, et, c’est vrai, un grand moment de découragement, nous avons décidé de chercher à remettre les photos, (plus de 11000) chacune à leur place …

Heureusement, nous avions tout sauvegardé sur un disque dur …

Hier, JF et notre ami Laurent (Merci encore) ont trouvé le cheminement que doivent prendre les photos pour aller de notre disque dur à leur emplacement sur le nouveau blog …

Ils vont y travailler tout ce matin …

Donc, ne vous affolez pas, cela sera certainement long, mais mes photos retrouveront leur place …

Donc, pendant qu’ils y travaillent, le blog est inaccessible …

Fermé pour TRAVAUX !!!

Une petite fougère des garrigues …

 

Connaissez-vous le Cétérach ?

Le Cétérach ( Asplenium ceterach)

est une petite fougère que l’on trouve aux Garrigues Basses de Lédenon,

dans les fentes des rochers.

Elle aime les milieux secs et chauds.

On la trouve dans presque toute la zone méditerranéenne.

 

C’est une fougère vivace de 20 cm de diamètre maximum.

Ses frondes (les feuilles), sont allongées formées de petits lobes arrondis, soudés à la nervure centrale sans pétiole.

Sur leur face inférieure, on distingue des petite écailles, d’abord brillantes, presque argentées (Photo du haut), qui avec le temps deviendront roussâtres (Photo du bas).

Ces petites écailles, jouent le rôle de petits miroirs qui renvoient le soleil, protégeant ainsi la plante contre les fortes sécheresses.

Voici une photo de ce cétérach, en plein été, frondes recroquevillées  et enroulées.

Ne pensez surtout pas que la plante est morte …

La voici à nouveau verte et en pleine forme, après une grosse pluie.

Comme toutes les fougères le Cétérach ne se reproduit pas par graine, mais grâce à des spores. Situées et agglomérées sous les frondes, elles sont disséminées par le vent.

Vous pouvez  reproduire cette petite fougère, en grattant les spores et en les déposant sur du terreau de feuilles légèrement humide …

Le tout placé dans une boite transparente, fermée … le manque d’oxygène favorisant la germination.

Il paraît que ça marche !!!

J’ai fait un essai ce matin … A suivre …

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La trouvaille du jour …

 

Connaissez-vous cette chenille ?

 Elle est très grosse , de la grosseur d’un doigt masculin, et très grande … Plus de 8 cm de long.

La petite corne qui termine son corps, ne nous laisse aucun doute, c’est la chenille d’un papillon de la famille des Sphingidés …

… comme : la chenille du Sphinx de l’Euphorbe ( en haut à gauche)

ou celle du Sphinx « Tête de Mort » (en haut, à droite)

ou celle du Moro-sphinx (en bas à gauche)

ou celle du Sphinx gazé ( en bas à droite)

Toutes portent une petite corne au bout de l’abdomen.

Si vous regarder un peu sur internet, vous verrez qu’elle n’est pas toujours si foncée. Elle est longtemps verte avec de grands yeux bleus …

Là, elle est « à maturité », elle est prête à se mettre en chrysalide.

Nous l’avons installée dans une grande boite transparente, avec une bonne épaisseur de feuilles mortes et de terreau trouvés sous nos chênes verts.

Elle s’est enterrée immédiatement …

Maintenant, il faut attendre !!!

Je ne résiste pas à vous montrer le papillon, dont les couleurs rappellent étrangement les habits de camouflage de nos militaires …

(Cette photo a été prise sur le site lepinet.com, site bien connu de tous les amateurs de papillons.)

Un autre site que j’adore : les pages entomologistes d’André Lequet …

un universitaire qui sait se mettre à la portée des débutants, pourvu qu’ils soient un peu curieux …

https://www.insectes-net.fr/