La trouvaille du jour …

 

Connaissez-vous cette chenille ?

 Elle est très grosse , de la grosseur d’un doigt masculin, et très grande … Plus de 8 cm de long.

La petite corne qui termine son corps, ne nous laisse aucun doute, c’est la chenille d’un papillon de la famille des Sphingidés …

… comme : la chenille du Sphinx de l’Euphorbe ( en haut à gauche)

ou celle du Sphinx « Tête de Mort » (en haut, à droite)

ou celle du Moro-sphinx (en bas à gauche)

ou celle du Sphinx gazé ( en bas à droite)

Toutes portent une petite corne au bout de l’abdomen.

Si vous regarder un peu sur internet, vous verrez qu’elle n’est pas toujours si foncée. Elle est longtemps verte avec de grands yeux bleus …

Là, elle est « à maturité », elle est prête à se mettre en chrysalide.

Nous l’avons installée dans une grande boite transparente, avec une bonne épaisseur de feuilles mortes et de terreau trouvés sous nos chênes verts.

Elle s’est enterrée immédiatement …

Maintenant, il faut attendre !!!

Je ne résiste pas à vous montrer le papillon, dont les couleurs rappellent étrangement les habits de camouflage de nos militaires …

(Cette photo a été prise sur le site lepinet.com, site bien connu de tous les amateurs de papillons.)

Un autre site que j’adore : les pages entomologistes d’André Lequet …

un universitaire qui sait se mettre à la portée des débutants, pourvu qu’ils soient un peu curieux …

https://www.insectes-net.fr/

Voilà venu le temps des olives …

Voilà de belles olives, bien vertes sur mes oliviers …

Cela donne envie d’en grignoter quelques unes à l’apéritif. Mais, bien sûr, il est hors de question de les manger directement sur l’arbre …. Comme je le vois faire, par des touristes, presque tous les ans … La punition est immédiate !!!

Les gens du Sud, savent bien que les olives vertes sont très amères et qu’elles doivent être, traitées, rincées, et conservées dans la saumure avant d’être consommées.

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Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire de la Coopérative oléicole de Bezouce, un petit village à quelques kilomètres de chez moi.

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Bezouce, connu pour avoir abrité l’enfance d’Alphonse Daudet, est surtout un village agricole : les vignes, les oliviers, les céréales … les archives municipales le prouvent.

Dans le passé, un marché aux olives était organisé deux fois par semaine, mais les producteurs , jugeant le prix d’achat des confiseurs trop bas, décidèrent de se regrouper en coopérative, avec un local situé au centre du village. Ils y traitaient jusqu’a 100 tonnes d’olives vertes. Un moulin à huile verra ensuite le jour… C’était en 1947 …

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Mais voilà, l’hiver de 1956 va détruire plus de 800 000 oliviers … Il faudra attendre une dizaine d’années pour que l’activité de la coopérative reprenne… lentement.

Les olives étaient juste collectées, calibrées et revendues aux confiseurs.

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En 2014, l’idée de redémarrer l’activité de confiserie refait surface … En trois ans, les coopérateurs vont vendre l’ancien bâtiment, acheter de nouveaux terrains, et reconstruire une coopérative oléicole moderne, aux normes actuelles. Le tout situé à la sortie du village, avec un grand parking, indispensable de nos jours, pour charger et décharger les caisses d’olives.

Une friche, un bulldozer … un constructeur …

En 2017, c’est leur première saison !

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Depuis le 7 Septembre, la calibreuse, et les différentes cuves sont prêtes …

Et c’est tant mieux, car les premières olives commencent à arriver !

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Chaque producteur amène ses olives, dans des caisses, en vrac. A la coopérative, elles vont être triées, calibrées, traitées, mises en bocaux et vendues …

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Le tri

Les olives sont vidées dans un grand bac. A l’aide d’une trémie élévatrice, elles sont montées sur un tapis roulant où elles vont être triées.

Le tri se fait manuellement. C’est un travail sérieux, car on ne doit garder que les olives parfaites sans tache violette, sans éraflure, sans piqûre d’insecte …

Ce qui n’empêche pas la plaisanterie, qui fait un peu oublier le caractère répétitif du travail (deux images d’archives)

Il ne doit rester que les plus belles …

Les autres, comme celles de dessous sont mises dans des caisses à part.

Bien sûr, elles ne sont pas perdues, elles partiront au moulin à huile …

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Revenons à nos belles olives vertes !

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Une fois triées, et guidées par des petits balais, le tapis roulant les amène sur un autre tapis, fait de câbles de caoutchouc, de plus en plus espacés.

Le but est de les calibrer : les premiers câbles très serrés ne laisseront passer que les petites olives, un peu plus espacés et les olives moyennes pourront tomber, et enfin les très espacés, laisseront passer les plus grosses.

Voilà les olives du producteur sont calibrées, chaque grosseur dans sa caisse.

A titre de curiosité, voilà un tableau qui donne, approximativement, le nombre d’olives pour 100 g, les olives N°00 étant les plus grosses et les N°4 les plus petites

Le traitement

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Vous le savez, les olives vertes sont très amères. Il faut donc les traiter pour qu’elles soient mangeables

Elles sont traitées par grosseur, car, bien sûr, la dose et le temps sont différents pour chaque catégorie d’olives.

Ce traitement est une affaire de spécialiste …

Le rinçage

Une fois le traitement terminé, les olives trempent dans du jus marron foncé …

Il faut rincer à plusieurs eaux, rincer et rincer encore … Il faut que l’eau soit claire … Il faut  être sûr que les olives soient dépourvues d’amertume …

La prise de sel

C’est la phase conservation. Les olives sont placées dans des bidons, avec de l’eau salée.

Une fois prêtes, elles seront mises en bocaux, et pourront être vendues.

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Vendues où ?

            Dans la boutique de la coopérative, qui vend, bien sûr ses productions ( olives et huile d’olive des coopérateurs), mais aussi d’autres produits locaux, provenant des alentours de Bezouce : vins, bières de la brasserie voisine, jus de fruits frais, sans sucre ajouté, tapenades, miels … et même des petits plans d’oliviers …

Les coopérateurs de Bezouce (fin de la campagne 2017)

peuvent être fiers de leur réalisation .

Devinette … la réponse !

 

Vous avez tous pensé à une araignée,

mais laquelle ?

 

Ce n’est, bien sûr pas l’araignée elle-même,

mais sa toile, son abri, qui ressemble à un parachute inversé,

certains diront une toile de tente, un parapluie …

de 5 à 6 cm de diamètre, quand même !

La nuit, cette toile lui sert aussi de piège :

au moindre insecte qui touche un fil, la voilà qui surgit et attrape sa proie.

Enfin, elle lui sert de nid : c’est là qu’elle pond ses oeufs enfermés dans de petits cocons . La ponte a lieu à l’automne, les petits sortiront au printemps suivant.

Et voilà la bête !!!

Araignée-Clotho (Uroctea durandi)

Assez grosse, 9 à 16 mm pour la femelle,

de couleur brun/noir avec 5 taches jaunes sur l’abdomen.

Elle fréquente les prairies  sèches  et nos garrigues bien sûr.

C’est Jean-Henri Fabre qui lui a donné le nom d’Araignée-Clotho …

Clotho, dans la mythologie grecque, était la plus jeune des Moires.

(Divinités du Destin)

Clotho, surnommée « La Fileuse » était censée tisser le fil de la vie .

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Un petit papillon de nuit …

La Sylvine (Triodia sylvina)

C’est un joli papillon de nuit que l’on trouve beaucoup en ce moment, qui aime les prairies, les jardins, car sa chenille se nourrit des racines de pissenlits ou de plantains…

En cette veille d’automne, La  Sylvine a tendance à rentrer dans les maisons.

La photo représente un mâle. Les femelles sont moins colorées, plutôt grisâtres.

Les chenilles se mettent en chrysalide sous terre .

Une deuxième génération …

Bonjour !

Le pacha à deux queues,

vous connaissez ?

Je vous en ai déjà parlé, c’est ce très beau et très grand papillon,

dont les chenilles se nourrissent de feuilles d’arbousier.

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Ailes fermées, il n’est pas mal non plus !

***

En ce moment, vous pouvez l’apercevoir,

sur des arbres fruitiers,

ou à terre,

se nourrir du jus des vieux fruits : raisins, figues …

Vous pouvez aussi l’observer sur les arbousiers, en train de pondre …

car dans le Sud de la France (et donc aux Garrigues Basses de Lédenon),

il y a une deuxième génération qui se prépare …

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Ces photos ont été prises hier :

On peut voir sur ou sous les feuilles,

– des œufs jaunes, de la ponte du jour,

– des œufs presque transparents, mais cerclés de brun,

– des œufs presque noirs .

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Les photos suivantes ont été prises ce matin.

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Si les œufs jaunes  et ceux cerclés de brun n’ont pas changé …

l’œuf noir a disparu et a laissé sa place à une jolie petite chenille …

(Dans le cercle rouge, la trace de l’œuf disparu)

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Garrigues Basses-Lédenon,Pacha à deux queues

Elle monte, elle descend, bref, elle visite son territoire …

***

Arrivera-t-elle jusqu’au printemps ?

Oui, s’il n’y a pas un trop gros gel,

et si ses prédateurs naturels la laissent tranquille …

(à suivre …)

Un petit reptile méditerranéen …

 

Aïe !

Je vois déjà une de mes fidèles lectrices,

fermer rapidement le blog, en tremblant de peur !!!

 

Mais non, tous les reptiles ne sont pas agressifs,

et surtout pas celui-là.

 

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Un serpent ?

 

Garrigues Basses,Lédenon, Reptile, Seps strié

Garrigues Basses,Lédenon, Reptile, Seps strié

Garrigues Basses,Lédenon, Reptile, Seps strié

Cela lui ressemble bien, mais …

Regardez bien !

Garrigues Basses,Lédenon, Reptile, Seps strié

Regardez bien ce que j’ai entouré en rouge …

Ce reptile a quatre pattes …

Et les serpents n’ont pas de patte !

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C’est tout simplement un Seps strié.

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Le Seps strié (Chalcides striatus),

est un petit reptile de 40 à 45 cm de long,

de couleur souvent bronze.

C’est une espèce très fréquente en Espagne et au Portugal.

En France, on le trouve surtout dans la zone méditerranéenne,

où il affectionne les garrigues,

et leurs pelouses sèches,

avec thym, aphyllanthe de Montpellier et genêt d’Espagne.

Très discret, il n’est pas facile de le rencontrer,

et de pouvoir l’observer.

En général la rencontre est très furtive …

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Ses ennemis sont nombreux :

– d’autre reptiles plus gros comme la couleuvre de Montpellier,

– des mammifères : renard, belette, putois,

– des oiseaux : hérons, rapaces …

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Il est unique .

Impossible de le confondre avec d’autres reptiles.

Celui qui lui ressemble le plus , l’Orvet,

n’a pas de patte.

De plus, il est complètement inoffensif pour l’homme .

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Sans rancune, Pat !!!

 

 

 

 

L’escargot et le ver luisant …

 

Le ver luisant, vous connaissez ?

Bien sûr !

C’est même très amusant de chercher leur petite lumière verte,

avec vos enfants ou petits enfants, les soirs d’été …

 

1-Lumière-Capture d’écran 2018-08-21 à 14.23.12.png

La lumière verte ?

C’est le stratagème qu’emploient les femelles,

pour attirer les mâles …

car seuls les mâles ont des ailes et peuvent se déplacer …

A lui de trouver sa femelle …

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Le ver luisant ou Lampyre

est un insecte un peu particulier :

– le mâle est un coléoptère,

– mais la femelle reste à l’état de larve …

d’où son nom courant de « ver luisant »

 

Garrigues Basses, Escargot,Ver luisant

(Les deux photos du haut ont été trouvées sur internet)

***

Le ver luisant est donc un animal sympathique …

mais pas pour tout le monde !

Si les mâles meurent après la reproduction, sans pratiquement s’être nourris,

les larves et les femelles se nourrissent d’escargots et de limaces.

Elles piquent leur victime,

leur injecte du venin qui les paralyse,

puis des « enzymes gloutons »,

qui les liquéfient …

Elles peuvent ainsi les digérer sans problème !!!

***

Mais cela ne marche pas à tous les coups !!!

Regardez cette attaque en règle d’une femelle ver luisant sur un escargot …

 

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1-Escargot-DSC04257 (1).jpg

Une fois installée sur la coquille,

elle le pique plusieurs fois …

L’escargot est sans défense,

mais résiste comme il peut …

 

2-Capture d’écran 2018-08-21 à 21.22.22.png

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Un premier échec ?

la femelle ver luisant recommence …

Encore et encore …

 

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7-Escargot-Capture d’écran 2018-08-21 à 22.58.47.png

 Sans résultat !!!

L’escargot est vainqueur, par abandon de l’adversaire …

***

La première photo a été prise,

aux Garrigues Basses de Lédenon,

le matin à 07h51…

La dernière à 08h09 …

 

18 mn de piqûres, de morsures …

Un véritable calvaire !!!

 

***